Comme dans X-Files, la vérité est sans doute ailleurs. Depuis le vote de juin 2016, une certaine intelligentsia européenne se délecte du Brexit comme d’une preuve enfin tangible que les peuples ont tort quand ils désobéissent. Les graphiques s’accumulent, les bilans s’alourdissent, le verdict semble sans appel. Mais que mesure-t-on exactement ? Et si l’acte d’accusation révélait moins l’échec du Brexit que l’incapacité des élites à nommer correctement les maux qui ont rendu ce vote possible ?