CMA Media se sépare de ses chaînes locales de BFMTV, comme celles de Marseile, Toulon et la chaîne Dici. - Shutterstock

CMA Media se sépare de ses chaînes locales de BFMTV, comme celles de Marseile, Toulon et la chaîne Dici. – Shutterstock

Qui veut racheter BFM Marseille Provence, Dici et BFM Toulon Var ?

Le groupe de presse CMA Média, détenu par l’armateur CMA CGM, dirigé par le milliardaire marseillais Rodophe Saadé se sépare de ses neuf chaînes locales de BFM.

CMA Média justifie sa décision par une « dégradation du modèle économique des chaînes locales sous l’effet de la baisse du marché publicitaire local et de la diminution des financements institutionnels ».

CMA Média veut vendre BFM Marseille Provence, Toulon Var et Dici

Dans ces neufs chaînes locales de BFMTV sont concernées celles du sud-est de la France : BFM Marseille Provence, hébergée à Grand Central où La Provence dispose aussi de son siège, BFM Toulon Var et Dici, dans les Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute Provence.

L’information a été annoncée aux salariés des chaînes concernées et présentée comme « un plan de transformation et de développement ».

« Notre objectif est de trouver des repreneurs pour ces chaînes, qui auront un modèle économique plus pérenne avec des groupes probablement plutôt locaux qu’avec un groupe comme CMA Media », déclaré à l’AFP la directrice générale de CMA Media, Claire Léost.

CMA Média veut faire 20 millions d’euros d’économie

Ce projet s’inscrit dans un plan visant à générer 20 millions d’euros d’économies dans l’ensemble du groupe, soit 5% de ses coûts.

« Nous avons besoin de réduire nos coûts sur nos métiers traditionnels (coûts de production, de grille, coûts techniques et de diffusion, ndlr) pour investir dans les nouveaux segments comme le sport, les créateurs de contenu, les réseaux sociaux » a ajouté Claire Léost.

CMA Media va ouvrir un plan de départs volontaires au sein de son pôle audiovisuel RMC BFM. Les procédures légales d’information et de consultation des représentants du personnel s’ouvriront fin août. En Paca, une cinquantaine de salariés sont concernés.