« Il faut regarder ici, car il y a des souris mortes. Enfin, vivantes, mais dans la glu », lance la préfète de police déléguée aux agents de la direction de la protection des populations (DDPP) qui l’accompagnent en ressortant d’un commerce de la rue Papere, dans le 1er arrondissement de Marseille.
Un peu plus loin, une douanière se penche sous l’armoire réfrigérée d’une boulangerie et en retire une poignée de ceintures encore dans leur emballage. « Bon, ce n’est pas une contrefaçon, il n’y a pas de marque », glisse la fonctionnaire en poursuivant la visite.
Ce mercredi 24 juin au soir, pour le premier anniversaire de la « Loi Narco », la préfecture de police offre un contrôle des commerces à Noailles. Douane, fisc, Urssaf, police, inspection du travail… Pour l’occasion, une armada de service est mobilisée, jusqu’à leurs directeurs régionaux, et la presse, conviée à assister à l’opération dite « Jumbo », qui se solde par des fermetures administratives pour deux snacks dès ses premières minutes.
Le sujet de la lutte contre le narcotrafic paraît bien lointain face aux affronts infligés à la chaîne du froid dans le « ventre de Marseille », mais les sujets se rejoignent parfois.