Mallory Gabsi, visage flamboyant et populaire depuis sa participation à Top Chef saison 11 en 2020, n’a jamais cessé d’attirer les projecteurs. Demi-finaliste remarqué, complice charismatique de Philippe Etchebest dans Cauchemar en cuisine, il porte déjà une étoile Michelin au guide rouge pour son restaurant du XVIIe arrondissement. Mais Gabsi n’est pas du genre à se reposer sur ses lauriers gastronomiques. Dernièrement, il mise tout sur la convivialité populaire : après la Belgique, il exporte à Paris son concept de fritkot baptisé « 140° », temple gourmand dédié à la frite — cette institution de la restauration rapide qui fait l’unanimité chez les épicuriens comme chez les nostalgiques du plat réconfort d’enfance.
À quelques pas du tumulte chic de Montorgueil, Mallory Gabsi s’apprête à ouvrir, au 6 rue des Petits Carreaux, une adresse prometteuse qui sabre l’esprit guindé pour accueillir chaque client comme dans un snack bruxellois. Le défi ? Allier la haute exigence de la gastronomie à la simplicité du fritkot, cette restauration rapide belge qui régale depuis des générations. Paris se prépare à vivre l’invasion gourmande de la frite signature Gabsi.
140° : le nouveau repaire parisien pour fans de frite belge
En ouvrant le 27 juin 2026 son nouvel établissement « 140° », Mallory Gabsi réalise un coup double : parler à son enfance et rallumer la flamme de la frite à double cuisson. Le nom de l’adresse n’est pas laissé au hasard : 140 degrés, c’est la température idéale de la première cuisson des frites, secret jalousement conservé des meilleures baraques à frites de Bruxelles. Placé en plein cœur du IIe arrondissement, ce fritkot version Gabsi fait vibrer le quartier du Montorgueil au rythme des effluves de pomme de terre Agria, sélectionnée chez des producteurs des Hauts-de-France.
La carte, forcément généreuse, envoie un clin d’œil à la Belgique : fricadelle, croquettes de crevettes grises accompagnées de persil frit et de citron jaune, burgers façon double bœuf et double cheddar, ou encore cette fameuse « mitraillette » — baguette renfermant entrecôte saignante, béarnaise maison, comté affiné 36 mois et les frites mythiques. Le tout arrosé de sauces à faire rougir la mayonnaise : samouraï, algérienne, andalouse, ketchup, ou encore la sauce signature créée par Gabsi lui-même, relevée d’une pointe de harissa et suavement adoucie au miel d’apiculteurs belges, clin d’œil savoureux aux origines tunisiennes de son grand-père.
Le décor, confié à Emma Collet et Thomas Diettert, plonge les visiteurs dans une ambiance ultra-rétro, mixant faïences brillantes, touches de formica, sous le halo joyeux d’enseignes lumineuses et face à un comptoir jaune ouvert sur la cuisine. L’esprit friterie sans chichi, mais avec la petite touche pop du chef — atout qui promet une file d’attente à la hauteur de l’engouement… et du parfum de frites dorées jusque dans la rue.
Mallory Gabsi : de « Top Chef » à chef étoilé, parcours d’un prodige belge
Derrière ce projet qui secoue le 2e arrondissement, il y a une vision : rendre la culture populaire belge glamour à Paris sans jamais renier le souci du bon produit. Mallory Gabsi, c’est d’abord cette énergie enthousiaste révélée en 2020 lors de Top Chef, où il marque les esprits jusque dans les dernières semaines de la compétition (David Gallienne remportant au final l’épreuve). Très vite, il s’impose comme une tête d’affiche du palmarès gastronomique, en obtenant une étoile Michelin pour son adresse éponyme rue des Acacias, juste à côté de l’Arc de Triomphe.
Mais loin de s’endormir sur sa réputation, Gabsi se distingue par son goût du partage. Il cultive l’art de la surprise en s’attaquant à la cuisine populaire, préférant parfois un fritkot animé à la salle feutrée. Ce n’est pas la première fois qu’il joue la carte du concept accessible : son premier « 140° » ouvert en Belgique en 2021 a séduit les aficionados comme les curieux, réconciliant la junk food de cœur et le raffinement technique propre aux chefs étoilés. Avec ce nouvel ancrage parisien, Gabsi s’affirme comme le chef qui ose casser les barrières — et qui ne renonce jamais à servir une généreuse portion d’émotion et de souvenirs à partager.
Sources : PurePeople
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