Fort du succès de Breizh Rebond 1 qui avait mobilisé 68 millions d’euros (20 millions de la Région, 14 millions du fonds France relance État région géré par BPI France, 30 millions de banques mutualistes bretonnes et 4 millions d’autres investisseurs privés) et soutenu 12 entreprises stratégiques dans différents secteurs comme l’agroalimentaire, l’industrie ou les services, ce Breizh Rebond 2 franchit une nouvelle étape. La Région y investira 12,5 millions d’euros avec un effet levier, grâce à la mobilisation de partenaires publics et privés, pour atteindre 80 millions d’euros mobilisables.

Défendre ses intérêts

L’objectif est toujours le même : préserver les emplois et les savoir-faire locaux tout en accompagnant les mutations industrielles, environnementales et numériques, dans un contexte de concurrence internationale croissante. Le but est de consolider les entreprises et d’intervenir là où il y a de l’emploi à sauver, défend Laurence Fortin, vice-président à l’économie.

La Région entend ainsi disposer de ses propres outils pour défendre ses intérêts économiques. L’entrée au capital de La Trinitaine en 2026, illustre, selon la majorité régionale, cette ambition. Ce fonds nous permet de garder nos centres décisions en Bretagne, ça n’est pas du folklore, estime Loïc Henaff. Par la voix de Christian Guyonvarc’h, le groupe régionaliste Breizh a Gleiz met toutefois en garde sur la nature des activités des entreprises qui pourraient bénéficier de ce fonds et le nécessaire regard sur leur politique sociale. Isabelle le Callennec, pour la droite, salue un dispositif qu’elle souhaite le plus souple possible alors que les défaillances d’entreprises se multiplient ».