Guy, vous étiez très investi sur le dossier niçois…

« Oui, j’ai soutenu Éric Ciotti parce que j’ai plus d’accointance avec [lui] qu’avec (Christian) Estrosi. J’ai trouvé que le procès qu’on lui a fait était anormal. Il n’a jamais été contre les Jeux olympiques, bien au contraire. Comme moi aussi, il était contre ce projet un peu fou de couvrir un stade pour faire une patinoire. C’est un ridicule consommé. Malheureusement, Nice ne sera pas le pôle glace, je le regrette pour eux, mais ça ne changera pas la vie. »

Vous trouviez que le projet niçois avait de la « gueule » ?

« Oui, mais sur la photo. C’est une carte postale et rien d’autre. Faut demander l’avis aux contribuables niçois. Mettre autant d’argent pour couvrir un stade, y installer une patinoire et bloquer le stade pendant six mois, c’est vraiment d’un ridicule consommé. C’est contre quoi on lutte. »

« Je n’aurais pas vu d’inconvénient à ce que le hockey sur glace ait lieu à Paris »

Il y avait peut-être des solutions plus simples à trouver ?

« J’ai toujours dit que le projet était bancal dès le départ, j’étais le seul à le dire. C’est comme ça. Il y aura la montagne, de la neige, des champions, le CIO, les fédérations internationales. Donc les Jeux auront lieu, ça sera une belle édition. »  

Le pôle glace à Lyon, c’est finalement plus cohérent pour la compacité des sites de compétition ?

« Oui, tout à fait. Moi, je n’aurais pas vu d’inconvénient à ce que ça ait lieu à Paris pour le hockey sur glace. Mais puisque l’aspect budgétaire devient primordial, pourquoi pas. »

Concernant l’évolution du programme olympique, trouvez-vous dommage qu’on ne puisse pas faire entrer certains sports hors neige et glace lors des Jeux d’hiver ?

« C’est en discussion, ça regarde aussi les fédérations internationales. Il ne s’agit pas non plus de réinventer l’existant. Il y a une évolution du cadre, des règles, c’est normal, faut s’adapter au monde moderne. »