REPORTAGE – Six cents aéronefs à fibre optique ont été tirés en deux mois et demi par le mouvement chiite. Les chars Merkava se retrouvent souvent immobilisés, et 37 soldats israéliens ont été tués en trois mois.

Adossé à la frontière israélienne, le Sud-Liban est devenu un no man’s land de villages rasés, sans habitants, ni soldats israéliens visibles, un théâtre d’ombres où le danger est permanent.

Sur la route côtière avant d’arriver à Naqoura, les chenilles des chars Merkava ont défiguré le bitume. Les militaires israéliens sont retranchés dans leurs positions d’al-Bayada, sur les hauteurs qui dominent jusqu’à Tyr, et face aux nouveaux drones à fibre optique du Hezbollah, ils n’exposent plus leurs matériels. Unique symbole de leur présence, un drapeau frappé de l’étoile de David a été planté le long de la route. Un retour trente ans en arrière lorsque Tsahal occupait, jusqu’en 2000, le Sud-Liban.

À Naqoura, Le Rêve de la Mer est le seul bâtiment encore debout, un hôtel dont les soldats israéliens ont pris possession. Une cible idéale pour les drones du Hezbollah, lequel a multiplié les frappes contre cet établissement transformé en position retranchée, à cinquante mètres seulement du quartier…

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Le Figaro

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