Stéphane Ruiz, fraîchement arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade anti-criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il fait la connaissance de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada. Lorsqu’une interpellation tourne mal, les trois policiers se retrouvent confrontés aux conséquences de leurs actions…
CHEF-D’OEUVRE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
Du roman de Victor Hugo écrit en 1862, le cinéaste Ladj Ly, qui a grandi dans un quartier sensible de Montfermeil, commune de Seine-Saint-Denis, n’a gardé que le titre et la phrase : « Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que des mauvais cultivateurs ». Elle illustre le propos de ce premier film qui vous met K.O. par sa vérité brute, sa rage fiévreuse, son refus du manichéisme pour explorer les fractures dans la France d’aujourd’hui. « Hugo résonne avec la situation actuelle. La misère n’a pas vieilli », avance le réalisateur qui précise : « Mon film parle avant tout de l’enfance. Qu’est-ce qu’être un enfant dans ces quartiers ? Je sais à quel point c’est compliqué. »
Multirécompensé (quatre César dont celui du Meilleur film, Prix de la mise en scène au Festival de Cannes…), ce film-manifeste où « tout est vrai » est « un cri d’alarme ». Chaque personnage, chaque situation interpelle. Gageons que Ladj Ly avait aussi à l’esprit une autre maxime du grand Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. »
Les Misérables, jeudi 25 juin à 20h55 sur T18