Vigilance canicule : 61 départements en rouge, une baisse des températures samedi (mais pas partout)

La canicule se poursuit ce vendredi 26 juin, les chaleurs sont encore là mais la dynamique s’enclenche pour des températures moins élevées.

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Sommaire



L’ESSENTIEL

  • La canicule est installée en France et continue de faire suffoquer le pays. Il s’agit là d’un épisode caniculaire d’intensité « exceptionnelle », similaire à la canicule d’août 2003. Toutefois, une première bonne nouvelle a été annoncée par Météo-France pour ce vendredi 26 juin : une baisse des températures « progressive par la façade atlantique », juste après une dégradation orageuse.
  • La météo de ce vendredi 26 juin reste préoccupante. Le nombre de départements en vigilance rouge canicule est en baisse, certes, mais reste élevé. 61 seront encore en alerte maximale à partir de 22 heures, prévient Météo-France, 72 durant la journée. Voilà pourquoi le gouvernement a décidé de déclencher le niveau 3 du plan Orsan, il s’agit du grade le plus élevé de mobilisation sanitaire en France. Cette décision permet notamment de « renforcer les effectifs hospitaliers » et « d’adapter les activités hospitalières afin de garantir la prise en charge des conséquences de la canicule, avec des déprogrammations ciblées », a annoncé le Premier ministre, Sébastien Lecornu. À Paris, face à des hôpitaux saturés, le préfet de police a pris plusieurs arrêtés visant à encadrer davantage la consommation d’alcool.
  • Ce vendredi est donc une nouvelle journée caniculaire. Le vent sur la façade atlantique permet de faire tomber les températures de quelques degrés, avec quelques orages isolés sur un quart nord-est, les Hauts-de-France et le bassin parisien. Pour les maximales : 40°C sont attendus à Lyon et Strasbourg, 39°C à Troyes et Dijon.
  • Ce samedi la vigilance rouge canicule sera levée dans 13 départements : la Sarthe, l’Indre-Et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, la Haute-Vienne, la Creuse, la Dordogne, la Corrèze, le Lot et-Garonne, le Lot, le Tarn-et-Garonne et le Tarn.

En direct

13:00 – Une réduction « d’un ou deux niveaux de vigilance » dans certains départements ce dimanche

Dimanche 28 juin « marquerait la mise en place  d’une baisse des températures à l’ouest, permettant de réduire d’un ou deux niveaux la vigilance canicule sur » certaines régions indique Météo-France : façade atlantique et nord-ouest principalement. Ce scénario reste « toutefois incertain et ne signerait pas pour autant la fin de la vague de chaleur pour certaines régions, l’air chaud se maintenant à l’est », précise la station météorologique ce vendredi 26 juin.

 

12:39 – Les températures vont chuter de 10 à 15°C la semaine prochaine

« La France va de nouveau respirer » la semaine prochaine, annonce La Chaîne Météo. En effet, entre ce vendredi et mercredi prochain les températures vont « chuter » de 10 à 15°C et la France va retrouver une « chaleur de saison » pour un début de mois de juillet, sans pour autant que le mercure ne baisse significativement.

12:14 – Quelles sont les probabilités de vivre une nouvelle canicule en juillet ?

Une nouvelle canicule à la mi-juillet est redoutée. En effet, le mois de juillet sera synonyme de grosses chaleurs avec des températures sûrement supérieures aux normales de saison par endroits. En revanche, rien ne permet encore d’affirmer qu’un nouvel épisode caniculaire touchera l’Hexagone dans les prochaines semaines. Tout savoir grâce notre article dédié :

11:58 – Les préfets invités à interdire la vente et la consommation d’alcool dans l’espace public

Face à la vague de chaleur historique qui touche la France depuis plusieurs jours et la vigilance rouge canicule dans encore 61 départements ce vendredi 26 juin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez recommande aux préfets d’interdire la vente et la consommation d’alcool dans l’espace public, comme à Paris. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a lui annoncé hier que les hôpitaux étaient « saturés » à Paris et dans son agglomération et décidé d’interdire à partir de vendredi la consommation et la vente d’alcool dans la capitale.

Cette carte reprend celles des vigilances Météo France du moment et se met à jour automatiquement après chaque nouveau bulletin de vigilance.




10:58 – 46 000 foyers privés d’électricité vendredi matin

Enedis indique ce matin que 46 000 foyers étaient privés d’électricité à 9 heures, principalement dans trois départements : les Yvelines, en Gironde et dans les Hauts-de-Seine (3.000). « Le nombre d’incidents sur le réseau continue d’augmenter en raison de la vague de chaleur exceptionnelle qui se poursuit », est-il précisé dans le communiqué de presse.

10:44 – L’impact de la canicule sur le festival Solidays

Il n’y aura pas de Solidays 2026. Alors que le festival de musique organisé au profit de la lutte contre le sida doit débuter ce vendredi 26 juin et durer jusqu’à dimanche soir à l’hippodrome de Longchamp, dans les Hauts-de-Seine, les festivités risquent d’être annulées à la dernière minute. Toutes les infos :

09:56 – Le dôme de chaleur sur l’est de la France jusqu’à dimanche

Ce vendredi, le dôme de chaleur dans lequel ‘Lair chaud reste emprisonné est toujours au dessus de la tête des habitants de l’est de la France. Voilà, notamment pourquoi, les températures restent caniculaires dans cette partie du pays malgré un rafraichissement sur la façade atlantique depuis hier. Ce dôme de chaleur sur l’est restera accroché jusqu’à dimanche matin selon La Chaîne Météo, avant d’être poussé vers l’Allemagne.

09:19 – Un bilan de 55 noyades depuis le début de la canicule

Le bilan des décès par noyade en France depuis le début de l’épisode de canicule s’élève à 55 et le gouvernement craint qu’il ne s’alourdisse encore, a déclaré vendredi la ministre des Sports Marina Ferrari. « Hier au soir nous étions à 55 mais nous craignons que la situation n’évolue défavorablement », précise-t-elle au micro de France Info ce vendredi 26 juin.

09:12 – Samedi, la canicule persiste sur la moitié est

Samedi, « soleil et canicule persistent sur une bonne moitié est avec des pointes à 40°C du Grand Est à l’Auvergne-Rhône-Alpes », fait savoir La Chaîne Météo dans son bulletin. Comme prévu, les températures sont en baisse sur la façade ouest du pays et la chaleur redevient « modérée en Manche ». Dans la journée, de violents orages pourront éclater sud sud-ouest vers le nord.

07:57 – Un temps moins caniculaire à partir de ce vendredi

La Chaine météo donne des prévisions pour ce vendredi 26 juin : les premiers signes de la fin de la canicule apparaissent par l’ouest. Des côtes de la Manche jusqu’au littoral atlantique, le vent océanique commence à s’imposer progressivement. Les températures reculent lentement, offrant un premier soulagement après plusieurs journées de chaleur extrême. Cette baisse reste toutefois progressive et concerne d’abord les secteurs littoraux.

En savoir plus

Vendredi 26 juin, une baisse des températures progressive par la façade atlantique devrait s’esquisser indique Météo-France. Elles resteront tout de même extrêmement élevées sur une grande partie du pays, avec des pointes à 40°C prévues en région parisienne et 38°C en Occitanie ou dans la vallée du Rhône, selon La Chaîne Météo.

Samedi 27 juin, le soleil et la canicule « persistent sur une bonne moitié est avec des pointes à 40°C du Grand Est à l’Auvergne-Rhône-Alpes », prévient La Chaîne Météo. Il fait, certes, un peu moins chaud sur la façade ouest du pays et la chaleur redevient modérée en Manche. Attention toutefois aux violents orages qui vont éclater « du sud-ouest vers le nord en journée ».

En météorologie, le terme canicule ne désigne pas une simple journée de forte chaleur, mais répond à des critères scientifiques et géographiques très stricts établis par Météo-France. Pour qu’une canicule soit officiellement déclarée, les températures maximales (le jour) et minimales (la nuit) doivent impérativement franchir des seuils critiques pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs. Ces repères pour définir une canicule ne sont pas les mêmes sur tout le territoire : ils sont calculés en fonction de la sensibilité des populations et du climat de chaque département. Par exemple, à Paris, la vigilance est activée si le thermomètre ne descend pas sous 21°C la nuit et atteint au moins 31°C le jour. En revanche, à Toulouse, les seuils sont fixés à 21°C la nuit et 36°C en journée. L’enjeu est principalement sanitaire, car lorsque les nuits restent chaudes, l’organisme humain ne parvient plus à récupérer du stress thermique accumulé, ce qui fragilise fortement les corps.

Installée de manière précoce sur le pays, cette deuxième vague de chaleur intense de l’année s’annonce particulièrement éprouvante. Débutée en milieu de semaine, l’augmentation des températures s’est poursuivie pour atteindre son paroxysme le jeudi 25 juin sur l’ensemble du pays. En effet, selon les modélisations de Météo-France, le dôme de chaleur a commencé à se fissurer à partir du mardi 23 juin par l’ouest. Une masse d’air océanique plus fraîche va bousculer cet air saharien statique, provoquant une baisse du mercure. Cette transition va déclencher un violent conflit de masses d’air, synonyme d’orages potentiellement destructeurs avec grêle et violentes rafales. La vigilance météo restera requise jusqu’au milieu de la semaine, car les modèles n’anticipent pas de baisse significative des températures avant la fin du mois de juin. Ce vendredi, une baisse des températures s’amorce par la façade atlantique, et donnera lieu à une diminution de ces chaleurs extrêmes de manière échelonnée jusqu’à mardi prochain. Le sud-est sera la zone la plus touchée, ici, la canicule devrait encore durer plusieurs jours.

La survenue de cet épisode de chaleur extrême à la mi-juin place le système scolaire sous tension, alors que se déroulent les épreuves orales du baccalauréat puis du brevet. Face à des salles de classe transformées en étuves, le ministère de l’Éducation nationale applique un protocole sanitaire strict pour protéger les élèves et le personnel. Les chefs d’établissement ont pour consigne d’adapter l’organisation des journées. Les activités physiques et sportives en extérieur sont totalement suspendues au profit de temps calmes à l’ombre. L’accent est mis sur l’hydratation, avec un accès facilité aux points d’eau et la distribution de bouteilles. Les gestes réflexes sont activés : fermeture des volets dès l’arrivée du soleil, puis aération maximale tôt le matin. Dans les cas les plus critiques, si la sécurité thermique d’une école primaire n’est plus garantie, les préfets et les mairies peuvent décider de suspendre temporairement l’accueil des élèves.