Alors que Vanessa Paradis défend actuellement son nouvel album
Le Retour des beaux jours, paru le 12 juin 2026, la

chanteuse qui a évoqué le sujet des nepo-babies
s’est également
exprimée sur un sujet de société particulièrement sensible :
la libération de la parole des victimes de
violences
. Une prise de position qui intervient dans un
contexte marqué par
l’affaire judiciaire visant Patrick Bruel,
mis en examen et qui
conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Ces dernières semaines, l’interprète de Joe le taxi
multiplie les rendez-vous médiatiques pour promouvoir ce nouveau
disque coécrit avec Étienne Daho et Jean-Louis Piérot. À 53 ans,
l’artiste s’apprête également à retrouver son public à l’occasion
de plusieurs festivals estivaux, parmi lesquels les Vieilles
Charrues, Beauregard, le Festival de la Côte d’Opale ou encore le
Paléo. Invitée sur RTL dans le cadre de cette tournée
promotionnelle, Vanessa Paradis a été interrogée sur l’évolution de
la parole des femmes et sur les mouvements qui ont bouleversé la
société ces dernières années.

Vanessa Paradis brise le silence au sujet de la libération de
la parole des femmes dans les affaires sexuelles

Sans détour, la chanteuse a livré un point de vue très clair.
« Est-ce que j’encourage la parole des femmes ?
Évidemment. Qui serait assez fou pour dire le contraire ? Hommes et
femmes, d’ailleurs. Ça me paraît évident », a-t-elle affirmé au
micro de la station. Une déclaration forte qui témoigne de son
engagement sur cette question. Pour l’épouse de Samuel Benchetrit,
prendre la parole lorsqu’on estime avoir été victime reste un acte
particulièrement difficile.

Elle a ainsi insisté sur les obstacles auxquels se heurtent
encore de nombreuses personnes lorsqu’elles décident de saisir la
justice ou de témoigner publiquement. « Il faut énormément de
courage » pour porter plainte, a-t-elle souligné, regrettant au
passage que les victimes doivent souvent être nombreuses avant
d’être réellement entendues. « Il faut quand même qu’elles
soient très nombreuses pour être entendues. Donc là, il y a quand
même beaucoup de progrès à faire », a-t-elle ajouté.

« Il ne faut pas non plus cracher sur
les progrès »

Si Vanessa Paradis reconnaît que la société évolue
progressivement sur ces sujets, elle estime néanmoins que le chemin
reste encore long. « Mais il ne faut pas non plus cracher sur
les progrès. Il y a des progrès qui ont été faits bien sûr mais
on n’est pas arrivé encore », a-t-elle nuancé.
Cette prise de parole n’est pas nouvelle pour l’artiste. Ces
dernières années, Vanessa Paradis s’est à plusieurs reprises
engagée en faveur des victimes de violences.

En 2018,
la maman de Jack et de Lily-Rose
faisait notamment partie des
nombreuses personnalités du cinéma ayant signé dans
Libération une tribune destinée à soutenir les
associations accompagnant les victimes. Une position constante,
fidèle aux convictions que Vanessa Paradis défend depuis plusieurs
années.