C’est devenu une rengaine qu’il est devenu difficile d’esquiver. Le Brexit aurait été un échec complet que les Britanniques regretteraient amèrement. À quoi bon le Frexit quand on peut observer le désastre du Brexit au Royaume-Uni, scande-t-on en Macronie — et bien au-delà — pour décrédibiliser toute tentative souverainiste&nbsp? Certains se piquent même désormais d’appeler publiquement au retour du Royaume-Uni au sein du giron bruxellois. C’est le cas de Gabriel Attal, ancien premier ministre et désormais candidat à l’élection présidentielle de 2027. Dans une tribune publiée ce jeudi 25 juin dans Le Figaro, le macroniste se prend ainsi à rêver d’un «&nbspretour du Royaume-Uni dans l’Union européenne.&nbsp» La belle affaire.

Sans la moindre nuance, il entreprend de dresser le constat&nbsp: «&nbspLe Brexit a été une catastrophe pour la Grande-Bretagne &nbsp» ainsi qu’ «&nbspun échec cuisant &nbsp», apprend-on. Attal estime que «&nbspce qui devait être acte de libération de la Grande-Bretagne &nbsp» s’est transformé «&nbspen dix ans de purgatoire, d’instabilité et de déclin &nbsp». La croissance promise&nbsp? «&nbspEnterrée et un PIB lourdement lesté par la sortie du marché commun &nbsp». En gros, le Royaume-Uni serait à genoux, tandis que nous, en France, serions à notre sommet grâce à notre appartenance à l’UE et au marché unique. Un argument aussi récurrent chez les macronistes qu’il est creux.

Alors, que disent les chiffres? En ce qui concerne la France, l’Insee vient d’annoncer une dette publique dépassant désormais les 3 536 milliards d’euros fin mars, soit 117,5 % du PIB. Qu’en est-il du Royaume-Uni&nbsp? La situation n’est certes pas reluisante non plus, mais loin d’atteindre les sommets français&nbsp: 2 984 milliards de livres sterling, soit 3 459 milliards d’euros. Rapporté au PIB 2025, cela ne fait que 97 %. En 2019, soit trois ans après le…