Banksy, c’est ce street artist emblématique qui, depuis les années 1990, graffe sur les murs des villes aux quatre coins du monde. On a en tête sa Petite fille au ballon ou sa Colombe sous les balles. L’expo « House of Banksy » démarre ce samedi 27 juin, pas à Gaza, ni à Kiev mais… au parc des expositions de Nantes.

Voir ces dizaines d’œuvres minutieusement recréées et ces « reproductions inspirées de son univers » réunies dans ce lieu met mal à l’aise. En démarrant la visite, on a l’impression de circuler dans un décor de cinéma qui laisse perplexe. L’authenticité du travail de l’artiste est-elle respectée ? Le sens de la démarche des organisateurs est-il compatible avec les positions de Banksy qui dénonce la marchandisation de l’art autant que les dérives du capitalisme ?

Ses œuvres devraient être dehors, admet Virginia Jean, la commissaire de cette exposition qui tourne depuis cinq ans en Europe mais jamais encore en France. Mais notre expo est la seule opportunité de montrer tout ce travail de Banksy qu’on ne peut plus voir dans la rue parce qu’il a été recouvert, effacé, voire volé parfois. Virginia Jean plaide : Nous participons à faire connaître les techniques de travail de cet artiste qui garde son identité secrète, comme la peinture au pochoir qui lui permet d’être très rapide sur ses lieux d’intervention pour ne pas être démasqué.

photo l’expo « house of banksy » démarre ce samedi 27 juin au parc des expositions de nantes.  ©  ouest-france

L’expo « House of Banksy » démarre ce samedi 27 juin au parc des expositions de Nantes. Ouest-France

Une grande boutique de produits dérivés

La société allemande Cofo, qui produit l’événement en lien avec Exhibition Hub, à qui l’on doit aussi l’expo immersive sur Van Gogh, il y a quelques mois au parc des expositions, affirme soutenir les valeurs de Banksy : Nous sommes l’un des plus gros donateurs du navire Louise Michel (1) financé par Banksy lui-même pour venir en aide aux migrants en mer. Quel montant ont-ils versé depuis cinq ans ? Nous ne le saurons pas. Un contrat de confidentialité nous interdit d’en parler, répond Virginia Jean. En tout cas, les organisateurs espèrent accueillir au moins 60 000 visiteurs d’ici le 1er novembre. Ce qui ferait un chiffre d’affaires (sur la base du tarif adulte à 17,90 €) de 1 074 000 €. Une somme qui pourrait encore augmenter car, à la sortie, une vaste boutique de souvenirs attend les visiteurs avec posters à 12 €, tote-bag à 15 €, T-shirt à 22 € et autres produits dérivés.

À partir du samedi 27 juin jusqu’au 1er novembre, ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (21 h le samedi), au parc des expositions de la Beaujoire, Hall 3. Tram 1 arrêt Beaujoire. Prix : 17,90 € (adulte), 13,90 € (enfants 4-12 ans).

(1) Du nom de la poète anarchiste et féministe française.