Convaincue de pouvoir mettre au point un traitement en 24 mois, la biotech lyonnaise sollicite un soutien financier public pour anticiper la prochaine épidémie.
C’est la petite biotech qui monte à Lyon, et elle fait encore parler de ses anticorps polyclonaux. Six mois après avoir commercialisé un antidote inédit contre la ricine, Fabentech lance aujourd’hui un appel à financement pour contrer les variants du virus Ebola. Forte de recherches sur une première souche en 2015, l’entreprise assure que sa technologie reste efficace contre ses mutations, notamment le variant Bundibugyo, qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest sans vaccin ni traitement efficace. Elle se dit capable de commercialiser un remède en 24 mois, soit «pour la prochaine épidémie», mais demande pour cela un investissement public de 15 millions d’euros.
«En matière de maladie infectieuse émergente, on s’aperçoit que quand on n’est pas préparé ou que l’on n’a pas d’outil permettant de répondre aux mutations des virus, on n’a plus d’arsenal thérapeutique, observe Sébastien Iva, PDG de Fabentech, auprès du Figaro. Or la base de notre technologie est d’avoir un spectre très large…
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