l’essentiel
Quatre lycéens tarnais ont effectué deux semaines de stage à R d’Autan. Ils en ressortent avec une conviction : derrière le micro, le métier est bien plus complexe qu’ils ne l’imaginaient.
Ils s’appellent Maïa, Amaury, Brahim et Diego. Lycéens au lycée de Bellevue à Albi, au lycée Saint-Joseph de Gaillac et au lycée Lascase de Lavaur, ils viennent de passer deux semaines à R d’Autan pour y découvrir le métier de journaliste radio. Une expérience a largement bousculé leurs représentations.
Car avant d’entrer dans les studios, leur rapport à la radio était pour le moins distant. « Je n’écoute pas la radio de mon plein gré. Si mes parents l’écoutent en voiture, je suis content parce que ça me fait écouter quelque chose. Si elle n’y est pas, je ne vais pas la réclamer », confie l’un d’eux.
Brahim, lui, a choisi ce stage par amour de la musique. « J’écoute énormément de musique, c’était vraiment le domaine le plus en rapport avec ce que je fais. » Mais la réalité l’a surpris : « C’est beaucoup plus poussé et compliqué que juste du son qui sort de la voiture. » explique-t-il à la fin de son stage qui a duré deux semaines.
Maïa partage ce sentiment. « On entend juste des voix à travers une radio et on ne se dit pas qu’il y a autant de travail. Les directs, c’est très compliqué. Il faut aussi faire les montages, mettre toutes les musiques dans le bon ordre, gérer les génériques, avoir les bons timings, et les interviews, c’est toujours très aléatoire. Je trouve ça très intéressant, mais ce n’est pas du tout comme je l’imaginais. »
Ce stage auxquels tous ont pris une part active a également changé le regard sur le média lui-même. « Je comprends maintenant qu’il y a énormément de choses qui se passent derrière et énormément de travail », reconnaît l’un des participants. Une prise de conscience que R d’Autan cherche précisément à provoquer en accueillant ces jeunes de seconde sur deux semaines plutôt qu’une seule comme c’est le cas pour les collégiens de classe de troisième.