Figure singulière, Arnaud Bontemps, énarque, haut fonctionnaire, a fondé le collectif « Nos services publics », dont les membres, fonctionnaires, contractuels de la fonction publique, œuvrent à défendre, face à l’austérité comme projet, « une autre conception de l’État ». Il a publié Service public ou barbarie (éditions La Découverte) qu’il présentera lundi, à 18h30 à la Maison des associations (93, La Canebière) à Marseille. Une rencontre proposée par l’association « Coudes à coudes ».
Écoles fermées, hôpitaux en surchauffe : la France, ses services publics, s’avèrent très mal préparés aux canicules, qui seront pourtant de plus en plus fréquentes, longues et intenses.
« Il y a en effet un manque de préparation et une inadaptation au changement climatique. Certes, le service public ne suffit pas face aux questions que celui-ci nous pose, mais il est la possibilité d’une réponse à la crise. On ne s’en sortira que par des évolutions de nos modes de production, de logement, de transport, d’agriculture, qui vont nécessiter des transformations importantes que le marché n’est pas équipé pour mener. »
Or l’amortisseur que figurent nos services publics face aux crises (économiques, climatiques,…