« Le Marégraphe de Marseille »
Avec cette bande dessinée, Clément Baloup revient sur l’histoire d’un lieu aussi discret qu’essentiel du littoral marseillais : le marégraphe, installé en 1884. À la fois bâtiment et instrument de mesure, il permet depuis plus d’un siècle d’observer les variations du niveau de la mer et sert de référence pour définir l’altitude zéro de la France continentale. L’album retrace son rôle scientifique, son fonctionnement et son évolution au fil du temps, depuis sa création à la fin du XIXe siècle jusqu’à sa période d’abandon, puis sa remise en valeur au début des années 2000 avec l’aide des Amis du marégraphe. Une plongée dans l’histoire d’un outil central mais méconnu de la mesure du territoire.
Clément Baloup, La Boîte à bulles, 13 €.
« Gaby la magnifique »
L’Aixoise Aurélie Tramier s’intéresse à la première star du music-hall : la Marseillaise Gaby Deslys, née en 1881. À une époque où la liberté des femmes semble impossible, elle choisit de vivre selon ses propres règles, refusant d’obéir ou de s’effacer derrière les hommes. De Paris à Londres, puis New York, rien ne lui résiste. Aux côtés de son partenaire Harry, elle devient une légende. Mais au sommet de sa gloire, en 1920, elle meurt brutalement. Autour de son héritage, les convoitises se déchaînent : mensonges, mystères et impostures se multiplient. Brisé par le chagrin, Harry se lance dans une quête de vérité.
Aurélie Tramier, Michel Lafon, 20,95 €.
« Quand l’Italie s’en venait à Marseille… »
Dans le dernier numéro de la Revue culturelle de la Ville de Marseille, l’historien Patrick Boulanger a eu envie de revenir sur l’histoire des relations entre Marseille et l’Italie. Des premières installations étrusques aux grandes vagues migratoires des XIXe et XXe siècles, ouvriers, artisans, pêcheurs ou exilés politiques ont durablement marqué la cité. À la fin du XVIIIe siècle, on compte déjà environ 6 000 Italiens installés à Marseille, soit près de 70% des étrangers présents dans une ville d’environ 100 000 habitants. Un siècle plus tard, la « grande vague » migratoire transforme profondément le tissu urbain. Avant la Première Guerre mondiale, la communauté italienne atteint plus de 110 000 personnes, soit près du quart de la population étrangère. Si l’intégration s’est faite progressivement, cette immigration a laissé une empreinte forte et toujours visible dans la ville d’aujourd’hui. Une approche qui diffère -mais complète parfaitement- le magazine réalisé par La Provence en début d’année sur la communauté italienne en Provence (disponible sur le kiosque de LaProvence.com).
En kiosque ou sur revues.marseille.fr, 8€.
« Saint-Exupéry et l’origine du Petit Prince »
À l’occasion des 80 ans de la parution du Petit Prince en France, les éditions Glénat publient une nouvelle édition augmentée de l’intégrale de Saint-Exupéry. On découvre une couverture inédite et un cahier de 16 pages illustrées avec des dessins jamais publiés. Dans cette BD inspirée de faits réels, les auteurs proposent de retracer l’histoire de l’Aéropostale à travers les aventures d’Antoine de Saint-Exupéry. Au fil des pages, est raconté le parcours du pilote, de l’homme et de l’écrivain qui a puisé dans son vécu pour imaginer un conte pour enfants inoubliable. Une genèse qui remonte à celle du Petit Prince, écrit à New York en 1943. Pour rappel, le 31 juillet 1944, son Lightning P38 décolle de Bastia pour une mission dans le Sud de la France. Après un dernier signal radar, l’avion disparaît sans laisser de trace. Le 7 septembre 1998, un pêcheur marseillais, Jean-Claude Bianco, relance les recherches après avoir découvert une gourmette portant le nom de l’aviateur-écrivain dans ses filets. En 2000, l’épave est identifiée à 85 mètres de fond.
Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez, Glénat, 16 €.
« Raconte-moi l’archéologie »
« Moi, plus tard, je voudrais être archéologue ! » Pour les enfants curieux de ce métier, cet ouvrage réalisé en coédition avec l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ouvre les portes d’une discipline souvent victime de clichés. Il propose de découvrir le quotidien des archéologues, de la préparation des fouilles à l’étude des objets mis au jour. Surtout, il déconstruit les idées reçues : l’archéologue n’est pas un chercheur de trésors, mais un véritable enquêteur du passé. À partir des traces laissées par les civilisations anciennes, il reconstitue les modes de vie d’autrefois et éclaire notre histoire. Une immersion passionnante dans les coulisses de la recherche.
Sandra Sicard et Mikael Moune, Actes Sud Jeunesse, à partir de 8 ans, 17 €.