Un mois après s’être fait contrer chez lui à Yutz par le Grec Charilaos Malichoudis , Patrick Mbida (36 ans) cherchait une rédemption, un frisson, une preuve qu’à l’approche de la quarantaine, l’essence ne manquait pas dans le moteur. Mais, samedi soir à Paris, dans la salle de l’AquaBoulevard, le verdict des juges est tombé, implacable, face à Gaëtan Ntambwe : une défaite aux points. Logique, bien que sévère dans les proportions pour le clan lorrain, qui regrettait gentiment les pointages parisiens.
Face à l’ancien membre de l’équipe de France et champion de France 2024 des lourds-légers , la marche était, néanmoins, simplement trop haute pour le sociétaire de Yutz Boxe Fensch Agglo. Le Lensois, affûté qui lorgne une nouvelle ceinture nationale, a imposé son rythme. Pourtant, le Mosellan a fait front. Affiché à un poids impeccable après un mois d’un régime strict, le protégé de Joseph Cardillo a livré un combat courageux, intense et s’est surtout rassuré : il est descendu du ring debout, le visage propre et sans séquelles.
Mais dans les vestiaires, l’anxiété parasitait déjà les esprits. Marqué par son récent KO, le Lorrain a boxé avec le frein à main, escorté par la crainte de se faire contrer à nouveau. Trop prudent, trop sur la défensive pour bousculer la hiérarchie.
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« On n’a pas à rougir »
« On n’a pas à rougir », souffle Joseph Cardillo, le président du club yussois, après le gong. Le rêve d’accrocher le top 400 mondial d’ici la fin de l’année prend un sérieux coup dans l’aile. Et la quête d’une ceinture intercontinentale en 2027 s‘éloigne. Après un repos bien mérité, il faudra rebâtir. Car si Patrick Mbida a perdu une bataille à Paris, il a au moins prouvé qu’il avait encore des arguments à faire valoir.