Anne Holmes, directrice de la création de France Télévisions, a fait le point sur les productions à venir pour les chaînes du service public. Parmi elles, plusieurs inédits de la série Meurtres à… sont prévus.

Dans un long entretien accordé au Parisien / Aujourd’hui en France, Anne Holmes  a annoncé une baisse radicale de son budget dans la politique globale d’économies entamée par France Télévisions. Dans le secteur des séries, la directrice de la création du groupe public a révélé à nos confrères devoir réduire de 13 millions d’euros ses dépenses, soit « entre huit et neuf soirées à coût moyen ».

Pour y parvenir, certaines séries vont être arrêtées comme Face à face avec Constance GayTropiques criminels avec Sonia Rolland ou encore A priori avec Florent Manaudou. D’autres comme les Meurtres à…   vont reprendre après le gel de production d’épisodes inédits depuis près d’un an. Lancée en 2013, cette série se distingue en localisant son action dans une ville ou une région spécifique avec, à chaque épisode, un casting renouvelé.


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En l’espace de treize ans, près de 130 épisodes ont été produits avec des audiences régulièrement au-dessus des 4 millions de téléspectateurs en prime time sur France 3. Le record date du 2 mai 2020 avec Meurtres en Corrèze , avec Carole Bianic et Arié Elmaleh, qui avait réuni 6.850.000 téléspectateurs en moyenne (26% de PDA) selon Médiamétrie.

Un épisode de Meurtres à… produit par la société de production de Jamel Debbouze

« Cela reprend au compte-goutte, a assuré Anne Holmes au sujet de la production de nouveaux épisodes de cette série. Nous aurons ainsi Meurtres à Montceau-les-Mines avec Julia Vignali et Meurtres à Trappes, que prépare Jamel Debbouze, tourné en septembre prochain. » Originaire de la ville des Yvelines, à l’instar du footballeur Nicolas Anelka et du comédien Omar Sy, Jamel Debbouze  y est resté affectivement ancré. Cet épisode inédit sera une fiction produite par Kissman Productions, sa société, qui n’aura aucun rapport avec son histoire personnelle.

Il y a huit ans, Jamel Debbouze nous avait parlé d’un projet de série qui raconte son enfance à Trappes. « L’écriture est bientôt terminée, je n’ai pas encore d’idée de chaîne, nous avait-il déclaré en juillet 2018. Cela me remue beaucoup mais c’est indispensable et super à vivre, c’est le moment. C’est encore une histoire de transmission et un outil, j’espère, de compréhension supplémentaire de cet endroit que l’on fantasme, caricature, rabaisse et que l’on ne connaît pas. Je raconte mon enfance qui a été colorée, douce, drôle, évidemment parfois dure mais que je ne changerais pour rien au monde. »

En janvier 1990, alors qu’il était âgé de 15 ans, Jamel Debbouze avait connu un drame à la gare de Trappes alors qu’il tentait de traverser les voies avec un ami. Happé par un train, il avait perdu l’usage de son bras droit tandis que le garçon qui était avec lui n’avait pas survécu à l’impact. « Je suis sorti tard alors que je n’aurais pas dû sortir tard et je me suis retrouvé sur un quai d’une gare assez tard, avait-il raconté dans « Au tableau! » en février 2018. Je voulais gagner un peu de temps. J’ai vu le bus passer et je ne voulais pas le rater. J’ai traversé les rails en pleine nuit sans regarder ni à droite, ni à gauche, je voulais juste gagner du temps… »