Jamais il n’a fait aussi chaud au Red Bull Ring depuis le début du week-end, dans le contexte de la vague de chaleur qui touche l’Europe. Au moment où démarre le tour de formation, le mercure affiche quasiment 35°C, avec une piste chauffée à 49°C.

Côté pneus, dans une course qui devrait voir une forte dégradation, 20 des 22 pilotes font le choix de s’élancer en gommes mediums (jaunes), seul Gabriel Bortoleto (12e) et Carlos Sainz (17e) s’équipant de tendres pour la phase d’envol. Cela signifie donc que le poleman George Russell ainsi que Charles Leclerc, Lewis Hamilton, Kimi Antonelli et Max Verstappen, qui forment le top 5, auront les mêmes armes au départ.

Russell autoritaire au départ, Antonelli brouillon
Charles Leclerc, Ferrari, Lewis Hamilton, Ferrari, George Russell, Mercedes

Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images

À l’extinction des feux, Russell conserve la première place en protégeant autoritairement sa position sur l’intérieur face à Leclerc. Antonelli passe hors piste au premier virage, puis au virage 3. Quelques hectomètres plus loin, Hamilton tente et réussit l’extérieur sur Leclerc au virage 4.

Au début du deuxième tour, Antonelli, qui dépasse Leclerc dans la ligne droite de départ, se manque à nouveau au premier virage et sort encore trop large. Leclerc le repasse mais est en difficulté au freinage du virage 3. Tous ces atermoiements permettent à Verstappen de se mêler à la lutte : le Néerlandais passe Antonelli puis se joue de Leclerc dans le virage 4. Il s’empare de la troisième position.

Pendant que la Cadillac de Valtteri Bottas est contrainte d’abandonner aux stands en raison d’un incendie au niveau des freins, Russell et Hamilton s’échappent en tête, avec deux secondes d’avance pour le septuple champion sur Verstappen. Ce dernier hausse toutefois le rythme pour stabiliser la situation.

Liam Lawson, alors neuvième, se plaint d’un début d’incendie sur sa Racing Bulls mais reste en piste. Pour Cadillac, les choses vont de mal en pis puisque Sergio Pérez doit à son tour abandonner, là encore en raison d’une fumée suspecte dans le cockpit : c’est la débandade pour l’écurie américaine ce week-end.

Hamilton et Verstappen, comme on se retrouve !

Au sixième tour, Verstappen est revenu à moins d’une seconde de Hamilton, pendant que Leclerc est dépassé par Antonelli avant les deux derniers virages. Les Ferrari semblent très en difficulté sur les pneus arrière.

Au 11e tour, Verstappen attaque Hamilton sur l’intérieur au virage 3 et le passe de façon autoritaire. Avant le virage 4, le Britannique le repasse, les deux bloquant une roue au freinage. Tentant de passer par l »extérieur au virage 5, Verstappen se heurte à la défense tout aussi autoritaire du pilote Ferrari, qui maintient sa position. Le Néerlandais s’en plaint et l’incident sera plus tard « noté » par la direction de course, mais sans enquête jugée nécessaire par les commissaires.

 

Cela profite grandement aux Mercedes puisque Russell s’envole avec six secondes d’avance, alors que qu’Antonelli revient à 1,3 seconde de la Red Bull. Au 13e tour, Hamilton choisit de passer par les stands pour chausser les durs. Il ressort alors 10e. Lors de la boucle suivante, c’est Leclerc qui fait de même et ressort derrière son équipier, entre autres.

Aucun des pilotes de tête ne réagit aux arrêts des Ferrari. Russell est toujours en tête – envisageant même une stratégie à un seul arrêt – mais Verstappen lui a quasiment repris une seconde au 15e tour, tout en augmentant un peu son avantage sur Antonelli, à 1,6 seconde. Hamilton remonte progressivement dans le peloton, se retrouvant dans le top 7 au 18e tour, désormais derrière les pilotes des écuries de pointe.

Le 18e tour, c’est le moment que choisit Verstappen pour passer par les stands. Il ressort deux secondes derrière Hamilton, mais avec des pneus durs moins usés de six tours. Logiquement, la remontée de Hamilton et l’arrêt de Red Bull entraînent en cascade la rentrée de Russell. Il chausse des durs également et ressort un peu moins de deux secondes devant Hamilton. Les trois pilotes se tiennent en moins de trois secondes.

En tête, Antonelli poursuit son premier relais, tout comme Norris, sur qui il compte 11 secondes d’avance. Mais le champion du monde en titre s’arrête au 21e tour. Dans la 22e boucle, la lutte entre Hamilton et Verstappen reprend : le Néerlandais attaque par le virage 3, passe mais est repassé au virage 4. Cette fois, en revanche, le pilote Red Bull attaque par l’intérieur au virage 6 et passe en force. Hamilton doit s’incliner et perd vite du terrain.

Hamilton retente un coup
Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images

Alors qu’Antonelli poursuit son relais aux commandes de la course, Russell est second et compte un peu moins de quatre secondes sur Verstappen. Au 24e tour, Sainz immobilise sa Williams dans la ligne droite de départ/arrivée, victime d’un problème mécanique. Le drapeau jaune est brandi alors qu’Antonelli passe par les stands. Pas de réussite pour Mercedes puisque le Virtual Safety Car est déployé pile au moment où l’Italien sort de la voit des stands.

Ce VSC permet aux commissaires de dégager la voiture mais la procédure prend suffisamment de temps pour que Ferrari intime l’ordre à Hamilton de passer par les stands. Le Britannique dispose d’un arrêt à moindre coût et ressort septième en… pneus tendres. 

Quand la course repasse sous drapeau vert, Russell est en tête et compte toujours cinq secondes d’avance sur Verstappen et 12 secondes sur le duo Leclerc-Antonelli. Le leader du championnat se plaint régulièrement de ses freins. Au 30e tour, l’Italien vient tout de même à bout de Leclerc au virage 3, pendant que Hamilton prend la sixième place à Hadjar au virage 6.

En tête, l’avance de Russell se réduit progressivement, le Britannique comptant moins de quatre secondes d’avance sur Verstappen au 33e tour, alors que les retardataires commencent à entrer en jeu.

Regroupement général aux avant-postes

La mi-course voit Verstappen revenir à 2,3 secondes de Russell, alors que derrière, Antonelli gagne du terrain tout en restant à sept secondes. Plus loin, Piastri trouve l’ouverture sur Leclerc, qui est attaqué dans la foulée par Hamilton à qui il résiste un temps avant de devoir céder. Le Monégasque passe au stand dès la fin de ce 37e tour, non sans avoir abîmé son aileron dans un contact avec la McLaren.

Au 39e tour, Verstappen revient à une seconde et demie de Russell, suite à une petite erreur de la Mercedes au virage 3, mais Antonelli a lui-même gagné une seconde et demie sur la Red Bull. Hamilton, qui était sur les talons de Piastri, connaît un petit décrochage dans les derniers virages et perd un peu de terrain sur l’Australien.

Au 42e tour, Piastri et Hamilton passent par les stands, ressortant respectivement sixième et septième, derrière Leclerc. Au passage suivant, c’est le leader de la course Russell qui s’arrête pour chausser des durs neufs et anticiper un éventuel undercut de Verstappen. Il ressort troisième. Red Bull ne réagit pas immédiatement.

Verstappen allonge son relais mais voit désormais Antonelli fondre sur lui, le Néerlandais comptant moins de trois secondes d’avance à l’entame du 48e tour. La lutte pour la quatrième place fait rage entre Leclerc et Piastri dans la même boucle, l’Australien venant à bout de la Ferrari assez aisément au virage 3.

Verstappen trop court
Max Verstappen, Red Bull

Photo de: Eric Le Galliot

Au début du 50e tour, Verstappen – dont les pneus sont « morts » et qui voit Antonelli dans ses échappements – passe par les stands. Antonelli retrouve les commandes avec des pneus vieux de 25 tours, avec sept secondes d’avance sur Russell et 18 sur Verstappen quand ce dernier ressort. L’Italien est toutefois rappelé au stand au 52e tour. Il ressort troisième devant Piastri. Dans le même temps, Hamilton prend l’avantage sur Leclerc au virage 3.

Le Virtual Safety Car est brièvement déployé pour retirer un débris dans ce même virage 3, qui n’est autre que la quille qui était à la corde du virage, tapée par la Williams d’Albon.

Après le 55e des 71 tours, Russell compte huit secondes d’avance sur Verstappen et 13 sur Antonelli, qui grappillent chacun du terrain. Leclerc et Hadjar s’affrontent, dans le 56e tour, pour la sixième place, une bataille qui tourne à l’avantage du Français. 

Si l’écart se stabilise un temps entre Verstappen et Antonelli, le Néerlandais continue de gagner du terrain sur Russell. Au 59e tour, la course calvaire de Leclerc – très en difficulté sur ses pneus – se poursuit avec le dépassement de Norris pour le compte de la septième place.

Dix tours avant le drapeau à damier, les écarts continuent de se resserrer. Russell compte cinq secondes d’avance sur Verstappen, mais Antonelli est désormais 3,5 secondes derrière la Red Bull frappée du numéro 3. Une demi-douzaine de tours plus tard, la situation se stabilise quelque peu, avec des écarts qui se resserrent un peu moins rapidement.

Cinq tours avant l’arrivée, Russell compte 3,6 secondes d’avance sur Verstappen, qui a lui-même 2,7 secondes sur Antonelli. Si l’écart diminue continuellement entre les deux premiers, c’est bien Antonelli qui se montre le plus menaçant, revenant sous la seconde d’écart à l’entame du dernier tour.

Toutefois, malgré la menace réelle du leader du championnat, le Néerlandais va tenir bon pour signer son second podium de la saison, derrière le vainqueur George Russell, auteur de sa septième victoire en carrière. Suivent, derrière le top 3, Piastri, Hamilton, Hadjar, Norris, Leclerc, Lawson et Lindblad.

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