Sanaa Ou Amir Ahamada

28 Juin 2026•Mise à jour: 28 Juin 2026

L’Allemagne a enregistré un nouveau record absolu de température avec 41,7°C, selon des données provisoires du Service météorologique allemand (DWD). La mesure a été relevée à la station de Coschen, dans le Brandebourg, à la frontière polonaise, dépassant le précédent record établi la veille à 41,5°C.

Dans le même temps, la Pologne a également battu son record national de chaleur avec 40,5°C, selon les services météorologiques polonais. Ces valeurs extrêmes s’inscrivent dans un épisode caniculaire d’une intensité exceptionnelle qui touche une large partie de l’Europe centrale et provoque une succession de records locaux.

Les autorités météorologiques poursuivent leurs analyses pour confirmer officiellement ces données, alors que les vagues de chaleur se multiplient sur le continent sous l’effet du réchauffement climatique et de conditions atmosphériques persistantes.

Cette canicule s’inscrit dans un phénomène plus large qui affecte l’Europe depuis le 17 juin 2026, avec une intensité jugée comparable à celle de l’été 2003, marqué par une surmortalité importante dans plusieurs pays européens. Selon plusieurs services météorologiques, près de 500 records de température ont été battus en une seule journée au cours de la période, tandis que des dizaines de millions d’Européens ont été exposés à des températures supérieures à 35°C.

Plusieurs pays ont été touchés par des records ou des niveaux historiques : la République tchèque a atteint 40,6°C, la Pologne a frôlé les 40°C à Zielona Góra, les Pays-Bas ont enregistré 38,2°C à Eindhoven, la Suisse 38°C à Bâle, et le Royaume-Uni 36,7°C dans le Somerset. Le Danemark a également connu des températures inédites depuis le début des relevés en 1874, avec des pics atteignant 37°C.

Selon le réseau scientifique World Weather Attribution, ce type d’épisode aurait été « pratiquement impossible il y a à peine cinquante ans ». Les chercheurs estiment que, dans des conditions climatiques comparables à celles de 1976, les températures observées auraient été en moyenne inférieures de 3,5°C, soulignant l’influence croissante du changement climatique sur l’intensité des vagues de chaleur.