Les salles obscures font le plein en cette période de canicule. Un repli à l’abri de la chaleur qui fait du bien et qui permet de profiter d’une programmation éclectique. Jeudi 2 juillet au cinéma Charles Boyer de l’Astrolabe, sera projeté pour la deuxième fois depuis sa sortie en mars 2025, le film documentaire « Le Drauzou », du jeune réalisateur Achill Robert. Une aventure réalisée à quatre étudiants qui se sont connus en BTS audiovisuel au lycée des Arènes de Toulouse.

« C’est sous l’impulsion de Nicolas Galtié, originaire comme moi de Figeac, qu’est venue l’idée de ce film, explique le réalisateur. Avec Yann Clément à l’image et Nino Paton au son, nous avons tourné d’avril 2023 jusqu’en août 2024, puis monté notre documentaire. Nicolas est très concerné par l’état des rivières qu’il connaît depuis son enfance, et brûlait d’envie de rendre hommage à celle-ci, par le biais de sa faune et de sa flore. En partant de plusieurs générations de pêcheurs et de riverains qui se souviennent d’une époque lointaine et pratiquement disparue. Une époque d’abondance où l’on ne pensait pas vraiment au lendemain, mais l’homme associé aux conditions climatiques a contribué à bien détériorer cet environnement exceptionnel. Aujourd’hui, cela entraîne une remise en cause de tous les pêcheurs, anciens ou actuels, qui se rejoignent de plus en plus sur la nécessité de sauvegarder autant que se peut, notre rivière, mais également tout ce qui l’entoure ».

« Le Drauzou », projeté depuis sa sortie une dizaine de fois dans le Lot, le Tarn et la Haute-Garonne, est très bien perçu lors de ses projections, qui souvent se terminent par une rencontre en bord de scène avec les spectateurs.

« C’est très gratifiant de voir que notre film est redemandé dans sa région d’origine, notamment par le syndicat mixte Célé – Lot médian. Même si ce n’est pas forcément facile, nous désirons le faire vivre, et plus on le verra, mieux ce sera. Et puis, c’est toujours riche de dialoguer avec le public, même si pour beaucoup, on en revient souvent au c’était mieux avant. J’espère pourtant que cette projection et celles qui suivront ailleurs, feront naître de l’émotion, et surtout, provoqueront des réactions et l’envie de réagir ».

Jeudi 2 juillet à 18 heures, en présence du réalisateur Achill Robert et du protagoniste Nicolas Galtié. Tarif : 4 €.