« On ne constate pas de surmortalité, d’impact négatif majeur sur la situation sanitaire locale », explique-t-on au centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau. Même son de cloche au CHU de Brest ou à Vannes, où le maire David Robo, qui indique avoir le « préfet tous les jours au téléphone », affirme ne pas « avoir de remontées particulières sur un nombre de décès plus important ».

Du côté des Ehpad, les chiffres ne sont pas alarmants. Dans les dix établissements du groupe Les Amitiés d’Armor, dirigé par Bertrand Coignec, il y a eu « deux hospitalisations pouvant être une conséquence de la canicule, mais aucun décès ». Malgré tout, la vigilance reste de mise avec le maintien du Plan Bleu jusqu’à mardi matin, au moins.

Les patients à domicile, premières personnes à risque

Santé publique France s’inquiète tout particulièrement des décès à domicile, en hausse de 40 %. Une inquiétude partagée par les infirmiers à domicile, en première ligne. « Je suis très inquiète car, à domicile, nous voyons que les facteurs de déshydratation perdurent malgré la baisse des températures. Et les patients s’épuisent », explique Stéphanie Dochter Palleau, représentante morbihannaise de la Fédération nationale des infirmiers (FNI). « Ceux qui nous inquiètent sont les patients sans suivi, isolés. Nous sommes extrêmement vigilants, particulièrement pour les personnes polymédicamentés », confirme sa consœur du Finistère, Yveline Cann.

« Effet retard »

« Dans les habitations, la température ne va pas baisser aussi rapidement. Les hospitalisations des personnes qui décompensent leurs maladies chroniques ne va pas diminuer automatiquement », s’inquiétait, dès vendredi, le professeur Louis Soulat, chef du service des urgences du CHU de Rennes et du Samu d’Ille-et-Vilaine sur Franceinfo.

« Selon Santé publique France, les conséquences liées à la canicule, dont les décès, ne pourraient se faire ressentir que d’ici quelques semaines », confirme le centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau qui se dit prêt : « En tout état de cause, et en fonction de la suite de l’épisode, de sa durée et de son ampleur, l’établissement s’attend à un recours plus important à l’hôpital, et s’y prépare ». « Il y aura peut-être un impact dans les jours à venir », relève également Christophe Le Roy, gérant des pompes funèbres Hélary Le Roy & Jaffrelot à Plérin (22).