C’est dans son atelier du 20, boulevard du Pont-de-Vivaux, que Damien Fluchaire a lancé les Tomettes de Marseille.

/ Photo Frédéric Speich

En montant les escaliers d’un petit immeuble situé au 20 boulevard de Pont de Vivaux dans le 10ᵉ arrondissement de Marseille, on y retrouve les locaux du cabinet d’architecture Naom (Nouveaux Architectes of Marseille), là où travaille l’architecte et urbaniste lyonnais Damien Fluchaire. Mais, dans le couloir, une porte mène secrètement à une cuisine digne des plus grands.

Derrière cette porte se trouve l’atelier où sont réalisées « les tomettes de Marseille », une production créée par Damien mettant en lumière la célèbre tomette marseillaise, un malon en argile de couleur ocre, constituant le revêtement de sol des habitations provençales.

De l’architecture au biscuit

Avant de mettre la main à la pâte, Damien s’est illustré dans la région pour ses projets architecturaux et de design, d’abord sous son nom puis à travers l’Atelier Naom. Il a notamment travaillé sur la rénovation et la construction de villas, d’écoles, de micro-crèches et de bâtiments publics à Marseille (comme la maison des Chutes-Lavie).

Membre du Rotary Club Marseille Méditerranée, une structure organisant un marché de Noël destiné à financer des actions et œuvres caritatives, l’association cherche à récolter des fonds pour la SNSM (l’association des sauveteurs en mer). L’architecte élabore alors un produit original pour aider la structure à s’équiper en matériels : « J’ai eu plusieurs idées pour donner un petit coup de pouce comme des baba au rhum ou des cigales porte-bonheur en inox. L’idée des tomettes s’est imposée naturellement car je trouve que la tomette représente bien la culture marseillaise et je trouvais ça dommage qu’on ne remette pas en valeur un élément qui a été longtemps présent dans les appartements provençaux. »

Les tomettes de Marseille revisité en plaisir sucré.Les tomettes de Marseille revisité en plaisir sucré. / Photo Frédéric Speich

Lié au succès immédiat des tomettes, l’ensemble de son stock a permis de reverser 2 000 euros à la SNSM grâce aux ventes réalisées. Depuis le lancement de son projet, Damien s’engage aujourd’hui à reverser 1 euro à l’association à chaque vente de ses sucreries.

Le local à l’honneur

Délicieuse petite gourmandise à consommer sans modération à partir de quatre simples ingrédients, l’ancrage local est mis en avant.

En croquant dans une tomette, on peut y retrouver des amandes, « je travaille avec des producteurs travaillant à Saint-Martin-de-Crau », de l’écorce d’orange confite (provenant de la maison Corsiglia à Aubagne), du sucre « que j’achète directement à un grossiste de Gémenos », de l’abricot, un glaçage au blanc d’œuf mélangé avec du citron ainsi que des pignons de pin, une graine difficile à trouver dans la région : « Je n’ai pas encore trouvé de producteurs locaux, je suis à la recherche d’un nouveau collaborateur ». Les tomettes de Damien sont à retrouver à la librairie des Arcenaulx au 25 cours d’Estienne-d’Orves, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Marseille.