L’accident d’avion qui a fait onze morts, dimanche à Tomblaine près de Nancy, s’est déroulé sous les yeux de proches de victimes et de riverains. Certaines familles de victimes « ont assisté à la chute de l’aéronef, ce qui ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte », a expliqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
Des riverains du crash interrogés par l’AFP ont fait part de leur émotion. « On est choqués. Ça aurait pu tomber sur les maisons », a dit Sabrina Kosmala, 43 ans. Habitante de ce quartier de Tomblaine (banlieue de Nancy) depuis quatre ans, elle raconte qu’« on voit passer des avions tous les jours mais on n’a jamais vu ça. C’est la première fois ».
Les victimes sont cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. Toutes les personnes à bord sont décédées et « il n’y a pas de victimes collatérales », selon le préfet de Meurthe-et-Moselle Yves Séguy. Parmi les victimes figurent des infirmiers libéraux qui devaient faire leur baptême de parachutisme.
Une enquête ouverte
L’appareil, de type Pilatus immatriculé en Allemagne, « a commencé à prendre son envol » de l’aérodrome de Nancy-Essey et est ensuite « tombé subitement », a retracé sur place le ministre de l’Intérieur. Vers 11h00, l’avion s’est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, non loin d’une zone résidentielle et de deux routes.
Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé se saisir de l’enquête judiciaire. « Les investigations, nombreuses et d’une particulière technicité, sont confiées à la gendarmerie des transports aériens », a-t-il précisé dans un communiqué. Au total, environ 35 gendarmes, dont 15 enquêteurs, ont été déployés sur place.
Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, il s’agit de « l’accident d’aviation générale le plus grave en termes de bilan humain » en France – l’expression « aviation générale » désignant toutes les activités aériennes civiles autres que le transport commercial.