Politique
Devant le chantier de la future plus grande mosquée d’Europe à Strasbourg, Marion Maréchal alerte dans une vidéo de VA+ sur ce qu’elle considère comme une offensive de l’islam politique. Immigration, identité, influence turque, Union européenne… l’eurodéputée déroule sa vision d’un combat civilisationnel qu’elle juge désormais décisif.
Publié le 29 juin 2026 à 8h30

Pour Marion Maréchal, la question religieuse ne peut être dissociée de la politique migratoire.
Au pied des immenses grues qui dominent le chantier de la mosquée Eyüp Sultan de Strasbourg, Marion Maréchal observe les deux futurs minarets qui s’élèvent progressivement vers le ciel alsacien. Pour l’eurodéputée, ce bâtiment dépasse largement la simple question religieuse. Il incarne, selon elle, un rapport de force culturel et politique.
Pendant près de quarante-cinq minutes, elle revient sur ce qu’elle considère comme les nouvelles formes de l’islam politique en France, les responsabilités des gouvernements successifs et les réponses qu’elle entend défendre.
« J’ai l’impression d’être à Istanbul »
Derrière elle, le gigantesque chantier de la mosquée Eyüp Sultan avance lentement. Avec un budget de plus de 30 millions d’euros et une capacité d’accueil de plusieurs milliers de fidèles, le complexe doit devenir le plus grand centre islamique d’Europe.
Selon Marion Maréchal, l’architecture, les dimensions du bâtiment et son implantation traduisent une volonté d’affirmation identitaire plus qu’un simple besoin cultuel. Elle estime que cette mosquée, portée par la mouvance turque Millî Görüş, s’inscrit dans un projet politique plus large d’influence en Europe.
« Il faut remonter les réseaux »
L’eurodéputée insiste sur la nécessité, selon elle, de ne pas s’arrêter aux discours officiels des associations gestionnaires. « Il faut avoir une démarche d’enquête pour remonter les réseaux, comprendre les financements et identifier le projet qui est derrière. »
Elle accuse les mouvements islamistes d’utiliser les valeurs occidentales liberté, tolérance, lutte contre les discriminations comme des instruments de conquête culturelle.
L’Union européenne dans le viseur
L’eurodéputée réserve également plusieurs critiques aux institutions européennes. Elle dénonce ce qu’elle considère comme une grande naïveté vis-à-vis de certaines associations qu’elle accuse d’entretenir des liens avec les Frères musulmans.
Pour Marion Maréchal, Bruxelles finance parfois indirectement des structures qui participeraient, selon elle, à la diffusion d’un islam politique sur le continent. Elle appelle à un changement profond de doctrine, avec davantage de contrôles sur les financements étrangers et une coopération renforcée contre les mouvements islamistes.
Immigration, assimilation et identité
Pour Marion Maréchal, la question religieuse ne peut être dissociée de la politique migratoire. Elle estime que l’islamisation est directement liée à plusieurs décennies d’immigration extra-européenne et à l’abandon progressif de l’assimilation.
À ses yeux, l’enjeu dépasse les échéances électorales. Il s’agit d’un choix de civilisation que les Français devront, selon elle, trancher dans les années à venir. Entre dénonciation de l’islam politique, critique de l’Union européenne, défense de l’assimilation et appel à un changement radical de politique migratoire, Marion Maréchal assume un discours qu’elle présente comme un avertissement sur l’avenir de la France.
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