Une décision totalement anodine lui a permis d’avoir la vie sauve. Hélène avait prévu d’effectuer un baptême de saut en parachute, dimanche, en Meurthe-et-Moselle. Mais elle a été contrainte de le décaler de 24 heures. Quand elle a appris que l’avion civil dans lequel elle aurait dû se trouver s’est écrasé à Nancy-Essey, cela a été un énorme choc. L’accident a fait onze morts.
« Avec la belle-famille, on était bouche bée, on s’est dit « mais on a sauté la veille » », a-t-elle témoigné au micro de BFMTV. Elle affirme que l’équipe de l’aérodrome qui l’a accompagnée a fait preuve d’un grand professionnalisme. « Tout est fait pour qu’on soit rassuré, pour nous montrer que tout va bien », a-t-elle souligné. Les baptêmes étaient proposés par la société Tandemotion.
« C’est inimaginable »
Un point de vue partagé par un homme, qui a également sauté la veille du terrible accident. « C’est une organisation très sérieuse, très pro, on voit que, pour les moniteurs, c’est une passion. […] Les consignes de sécurité sont répétées plusieurs fois. »
Interrogée par Le Parisien, une autre jeune femme se trouvait dans l’avion qui a décollé juste avant celui qui s’est crashé. « J’étais vraiment en confiance. Je n’ai rien à redire là-dessus. Cela s’est vraiment bien passé. On nous briefe sur les conditions de sécurité en parachute, mais pas sur celles d’un potentiel crash d’avion car c’est inimaginable. Nous étions à mille lieues de penser à cela. »
Une enquête a été ouverte et a été confiée au Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) de l’aviation civile. Les causes du crash le plus meurtrier en France hors transport militaire et commercial ne sont pas encore connues.