Keep on trackin’ with me… Personne n’a oublié Billy Crawford et les paroles du tube Trackin’, qui a ambiancé la France au début des années 2000. Aujourd’hui âgé de 44 ans, le chanteur s’est rappelé un peu plus au bon souvenir du public en remportant la saison 9 de « Mask Singer », animée par Camille Combal sur TF1. 20 Minutes a échangé, le temps d’un point presse, avec celui qui se cachait sous l’Ane.

Près de quatre ans après votre sacre dans « Danse avec les stars », vous remportez « Mask Singer »…

« Mask Singer », c’est une expérience de malade, mais c’est l’opposé de « Danse avec les stars ». Je suis passé d’une émission très technique, à un programme où j’ai dû changer un peu ma voix parfois et jouer un personnage, l’Ane.

… au détriment, une nouvelle fois, de Carla Lazzari. Elle ne vous en veut pas trop ?

J’ai compris lors de la finale que c’était elle sous le costume du Poussin. Précisément au moment où elle a fait un grand écart. C’est la seule personne que je connaisse capable de le faire aussi bien. J’étais tellement choqué lorsqu’elle a été démasquée. Après le show, je lui ai dit qu’elle aurait mérité de gagner et que, peut-être un jour, on gagnera dans un jeu, ensemble. J’ai adoré aussi Anisha Jo [gagnante de la saison 10 de « Star Academy], sous le costume du Bouquet, elle a une voix incroyable.

Comment vous sentiez-vous dans le costume de l’âne ?

C’était comme la canicule (rires). Il faisait 50 °C à l’intérieur ! Comme les autres candidats, j’ai souffert dedans. A elle seule, la tête de l’Ane, pèse presque 10 kg et je suis un peu maigre. Il a fallu rembourrer, notamment au niveau des cuisses. Il y a plein de choses à l’intérieur de cet Ane.

Après, c’est mon fils qui l’a choisi. Il le trouvait cool et mignon. C’est pour lui que j’ai participé à la version française de « Mask Singer ».

Quels jurés redoutiez-vous le plus ?

Laurent Ruquier et Michaël Youn. Quand j’ai commencé en France il y a plus de vingt-cinq ans, la première émission que j’ai faite, c’était avec Laurent Ruquier. On s’était embrassé et on est resté amis toutes ces années. Michaël Youn aussi, parce que je faisais l’émission « Morning Live » avec lui à chaque fois que je sortais un single en France.

« Je suis moitié Américain, moitié Philippin, mais, dans mon cœur, je suis Français. »

Vous avez un lien particulier avec la France…

J’ai une connexion particulière avec le public français, même si ce n’est pas facile d’apprendre la langue. Cela fait vingt-cinq ans que je parcours ce pays, même si j’ai disparu pendant quelques années, et je l’adore. Je suis moitié Américain, moitié Philippin, mais, dans mon cœur, je suis Français.

A un moment de votre vie, vous pensiez tout arrêter. En quoi « Mask » vous a-t-il encouragé à aller plus loin ?

Lorsque je disais cela, je n’avais pas d’enfants. Mais aujourd’hui, j’ai une vie de famille, et je kiffe mon métier, qui est un rêve que je réalise. Mes enfants sont mon inspiration, ils me donnent plus de force pour faire les choses. J’ai eu un trou dans ma carrière, je suis tombé aussi dans l’alcool et, aujourd’hui, à 44 ans, j’ai un meilleur état d’esprit, et ce, grâce à ma famille et à mon travail.

Est-ce qu’un autre jeu de compétition pourrait vous tenter ? Vous verriez-vous juré dans « The Voice » ?

Juré dans « The Voice », c’est davantage en adéquation avec mon âge, avec mes cheveux blancs (rires). Pour l’aspect compétition, je ne vais pas pouvoir dire « oui » toute ma vie.

Quelles différences observez-vous entre la version philippine et la version française de « Mask Singer » ?

En France, c’est nickel, plus fluide, plus professionnel qu’aux Philippines [Billy Crawford y anime le show depuis 2020]. C’est très organisé, sans parler du plateau, qui est au moins 50 % plus grand. Les jeux de lumière sont également très impressionnants.

Qu’allez-vous faire de ce nouveau trophée remporté ?

Je le donne à mon fils, il est pour lui. Il sera à côté du trophée de « Danse avec les stars ».

Avez-vous eu un petit message de votre ex-partenaire de danse, Fauve Hautot, après votre sacre dans « Mask » ?

Oui, j’ai même échangé avec elle. Elle attend un heureux événement, je suis tellement content pour elle. Elle a tellement gagné, mais un enfant, c’est le plus grand des trophées.