Rennes avait déjà élargi son secteur de stationnement payant en 2025, en facturant un millier de places de parking supplémentaires en bord de rue. En 2026, la ville va de nouveau agrandir son périmètre de stationnement payant pour y intégrer 1.100 places de plus. « C’est une demande des habitants à laquelle nous répondons », assure Romain Poujol, adjoint délégué aux mobilités et aux déplacements.

Si les résidents demandent à passer au stationnement payant, c’est pour éviter que des personnes extérieures au quartier ne viennent se garer en bas de chez elles pendant des heures, voire des jours. « Dans certains endroits, la voirie peut servir de parc relais pour les personnes qui vont prendre le bus ou le métro. Dans les zones résidentielles, cela pénalise vraiment les habitants qui ne trouvent pas de place pour se garer », détaille l’élu rennais.

A compter du mois de novembre, 300 places du quartier Saint-Martin seront donc flanquées d’horodateurs. Ce sera également le cas pour 800 places du quartier Thabor. Situé à quelques minutes à pied du centre-ville, il constituait sans doute l’offre gratuite la plus proche du centre-ville de Rennes. L’an dernier, la capitale bretonne avait lancé un « pass visiteur » quasiment unique en France à 3,20 euros par jour pour les proches de personnes habitant dans des zones payantes. L’objectif était d’éviter que des personnes se trouvent isolées en raison du stationnement. Un dispositif qui aurait déjà trouvé son public, selon la municipalité.

Des tarifs en légère hausse

A compter du 15 juillet, la municipalité rennaise appliquera également de nouveaux tarifs pour le stationnement, en hausse moyenne de 2 %, notamment pour les durées plus longues. Les tarifs appliqués aux résidents seront eux aussi en hausse, mais à la marge. Le montant du « forfait post-stationnement » qui correspond au montant de l’amende en cas d’infraction a aussi été relevé à 41,60 euros au lieu de 40,60 euros actuellement.