DÉCRYPTAGE – Les gains de productivité sont concentrés dans une poignée d’entreprises européennes, note un rapport de McKinsey. Qui préconise de miser en priorité sur le quantique, la robotique, les biotechs ou encore le nouveau nucléaire.

L’Europe à la traîne des États-Unis sur le front de la compétitivité : le constat est sans appel mais pas irréversible. Il y a presque deux ans, les rapports de Mario Draghi, ex-président de la Banque centrale européenne, et Enrico Letta, président de l’Institut Jacques Delors, sonnaient l’alarme sur le décrochage européen, appelant à des réformes d’ampleur et à un grand plan d’investissement de 800 milliards d’euros. Dans un rapport publié à l’occasion des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, McKinsey évalue désormais les besoins d’investissements publics et privés à 1 200 milliards par an sur les cinq prochaines années.

Sur les cinq dernières années, donnant ainsi la mesure du retard accumulé, les entreprises américaines ont investi dans les technologies numériques 2 000 milliards de plus que leurs homologues européennes. Le fossé de compétitivité s’est nettement creusé, insistent les auteurs, citant ces écarts de performance enregistrés entre 2015 et 2024, en moyenne&nbsp…

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Le Figaro

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