Clément et Quentin en entraînement à L'Hermitage

Il va faire les étapes du Tour de France, un jour avant les pros. Clément Ribas s’est lancé ce défi, baptisé la Boucle de santé 2026. S’il est originaire du sud de la France, il a fait une partie de ses études dans l’agglomération rennaise et il est licencié au club cycliste Rennes métropole.

Son but, en plus de l’exploit sportif, c’est surtout un challenge pour sensibiliser aux pathologies urologiques, une cause qui lui est chère : « Mon grand-père maternel a été touché par un cancer de la prostate. J’ai également un ami qui faisait du foot et du vélo avec moi, qui est décédé après des complications d’un cancer des testicules et le président de mon club a été diagnostiqué d’un cancer de la prostate.

 

« Un challenge pour sensibiliser aux pathologies urologiques »

 

C’était un sujet qui me touchait particulièrement. C’était quelque chose que je voulais faire depuis de nombreuses années. Là, de pouvoir le faire, l’associer à la cause et la collaboration avec l’Association Française d’Urologie, ça me tenait à cœur. Il y aura des urologues qui vont faire certaines étapes avec moi : ça va permettre aussi aux personnes présentes de pouvoir discuter avec eux s’ils ont des questions et d’expliquer plus en détails les thèmes avec le message scientifique de l’Association Française d’Urologie« , explique Clément Ribas.

Clément Ribas

Crédit : Noëlline Garon

Tout un club derrière lui

 

Avec ce projet, Clément Ribas a reçu le soutien de tout son club, à commencer par le président du CC Rennes métropole Patrick Frin : « Quand vous avez la chance d’avoir un coureur comme Clément qui en plus se lance un défi, pour la perte d’un ami qui l’a affecté, son grand-père, qui a eu les mêmes problèmes que moi, je ne peux lui dire que merci parce qu’il nous a donné une envie de participer à cette collecte…

Cela créé un dynamisme. Personnellement, je me suis pris dans le truc et j’espère que ça va jouer dans la région en faveur de l’image du club. J’espère que les gens vont voir sur le maillot que c’est marqué : CCR Métropole. Et si, suite à cette belle affaire, il y a des coureurs qui veulent nous rejoindre, ce sera avec plaisir ».

Certains des coéquipiers de Clément vont rouler à ses côtés comme Quentin qui fera les trois premières étapes. La préparation s’est faite dans le sud de la France et aussi en Bretagne : « C’est possible de rouler uniquement en Ille-et-Vilaine. Une fois qu’on est à un bon niveau, après les kilomètres, c’est pas comme en compétition. On roule à notre rythme et si on est fatigué, on s’arrête, on peut repartir un peu plus tard ».

 

Patrick Frin entouré de Clément et Quentin

 

Mahé lui a tout juste terminer les épreuves du brevet qu’il prend la route pour le Tour. Au programme : Barcelone, le Tourmalet et Paris : « Rouler sur les Champs-Elysées, ça va être bien et après, regarder les pros le lendemain, ce sera chouette. Ce serait un rêve de faire le Tour de France en tant que pro, je vais tout faire pour »

Rencontre avec Clément et ses coéquipiersRencontre avec Clément et ses coéquipiers

Ne pas gêner les pros

 

Si Clément réalise les étapes de sa boucle de santé un jour avant les pros, il a tout fait pour ne pas gêner l’organisation du Tour : « j’avais contacté, les organisateurs j’ai envoyé plusieurs mails, mais je n’ai pas eu de retour. Donc il n’y a pas de lien direct avec le Tour de France. On ne veut pas interférer du tout sur les épreuves. En termes de planification, il n’y aura pas de problème, on ne va pas gêner, on ne va pas être bloqué par rapport aux arrivées parce que des fois, les routes sont bloquées. Et j’ai fait en sorte, au niveau des étapes où il y avait des intersections, de modifier un peu le parcours.

Au total, ça fera exactement la même distance et il y aura le même dénivelé que le Tour, mais il y aura quelques modifications pour ne pas gêner le Tour de France et faire l’ensemble du parcours ».

Objectif : finir le Tour

 

En roulant sur les routes du Tour, Clément réalise aussi un rêve de gosse. En plus de la sensibilisation aux pathologies urologiques, il a un but bien précis : « L’objectif sera de finir parce que réussir à finir une telle chose, c’est assez fou… Je ne sais pas trop comment mon corps va réagir sur trois semaines. Après si j’arrive à le faire, il n’y a aucun objectif de temps. J’ai fait une estimation par étape de vitesse moyenne pour savoir à peu près à quelle heure il fallait qu’on parte, en étant assez cool et en comptant trois pauses par jour par étape.

 

Entraînement à L’Hermitage du CC rennes métropole

 

Après, tout ce qui est conditions météo, on ne peut pas gérer. S’il y a de fortes chaleurs, il va falloir plus s’hydrater. Sur un Tour de France une année, un jour on était à 38 degrés dans la plaine et le lendemain, en haut du Tourmalet, à 3 degrés. Cela peut vite changer et il va falloir s’adapter ».

Quand on lui demande si une étape l’effraie plus qu’une autre : « celle où il y a l’Alpe d’Huez. Comme le Tour de France enchaîne l’Alpe d’Huez deux jours d’affilée, moi je vais le faire deux fois la même journée, pour ne pas gêner les coureurs. Sur cette étape, il y aura 170 kilomètres et un peu plus de 5000 de dénivelé », détaille Clément.

Il est d’ailleurs possible de réaliser des étapes du Tour aux côtés de Clément, en s’inscrivant sur Helloasso. Comptez 20 euros, reversés au Fonds d’innovation en urologie.

Pour suivre sa Boucle de santé, c’est par ici.