Dans les rues de Digne-les-Bains, le nom de Frédéric Martin est familier. Dignois de souche, cet artisan a connu les appartements parisiens les plus prestigieux avant de revenir s’installer durablement sur ses terres natales. Pourtant, malgré une carrière de trente ans dans l’entreprise familiale et un savoir-faire devenu rare, il se retrouve aujourd’hui désœuvré, à la recherche d’un nouvel élan.
Une vocation née presque par hasard
Tout commence dans l’entreprise de son père, fondateur de Martin Peinture dans les années 1960. Mais rien ne prédestinait le jeune Frédéric à suivre cette voie. Dans sa jeunesse, il préfère l’ambiance des XII Chênes, la boîte de nuit tenue par sa mère, où il fait ses premiers pas comme DJ.
« Je détestais le métier de peintre en bâtiment, je trouvais ça trop ingrat », se remémore-t-il avec franchise. Pourtant, dès ses 16 ans, en 1978, il apprend le métier au sein de l’entreprise familiale.
Deux ans plus tard, un chantier va bouleverser son destin. Alors qu’il travaille sur l’ancien buffet de la gare, il aperçoit un artisan terminer un décor.
« Après avoir fini notre journée de travail, pensant qu’il n’y avait plus rien à faire, on voit arriver un petit…