Un peu moins d’un an après avoir mis à l’eau le De Grasse, et avoir commencé des essais, la Marine française va bientôt pouvoir compter sur son nouveau sous-marin nucléaire d’attaque (SNA). Ce fleuron du programme Barracuda, livré à la Marine nationale le 24 juin dernier, est déjà arrivé à Touloun, indique Le Marin. Quatrième sous-marin de classe Suffren, il est arrivé dans le Var ce mercredi 1er juillet et se distingue par ses innovations. Mais pas question de dévoiler lesquelles, insiste le capitaine de frégate auprès de nos confrères.
Toutefois, on sait que le De Grasse apporte des améliorations, notamment en termes de «numérisation». «Depuis ma bannette, j’ai à disposition toutes les informations relatives au fonctionnement du sous-marin», explique par exemple le pacha de l’équipe rouge. Des éléments qui permettent d’augmenter la capacité du sous-marin nucléaire d’attaque, avec 70 marins à bord, contre 63 auparavant. «On peut monter à 75-76 en comptant des observateurs, des sous-mariniers en formation», explique-t-on du côté des capitaines.
Des sous-marins extrêmement polyvalents
Nos confrères du Marin ajoutent qu’il faut y ajouter «les commandos marine», constituant un système d’armes dans le système d’armes du Suffren, avec ou sans le hangar de pont (DDS). A noter que le DDS présenté le 1er juillet peut servir à mettre en œuvre des drones, des robots ou des MTO (Munitions Télé-Opérées). Lorsque son prédécesseur, le Tourville, avait été livré, l’actuel Premier ministre Sébastien Lecornu avait loué la polyvalence des SNA capables aussi bien de renseigner, neutraliser sous ou sur la surface.
Quand sera-t-il au service ? «En fin d’année», laisse entendre son capitaine, après évidemment qu’il a réalisé son déploiement de longue durée. Après le De Grasse, il reste deux SNA à livrer dans le programme Barracuda : le Rubis et le Casabianca, dont la livraison a été avancée d’un an par rapport aux prévisions initiales. Le Rubis est d’ailleurs achevé à hauteur de 80%, comme l’avait rappelé en début d’année le directeur du programme Barracuda.
Le dernier SNA livré en 2029
Le Casabianca devrait, lui, être livré en 2029 au lieu de 2030. Ces sous-marins, plus discrets, mieux armés et dotés d’innovations technologiques, incarnent le bond capacitaire voulu par la Défense française. Et alors que leur livraison n’est pas encore tout à fait achevée, Naval Group et la DGA plancheraient déjà sur leurs successeurs. Le but ? Anticiper les besoins, maintenir la souveraineté et préparer la flotte jusqu’en 2070.