Salle comble, ce mardi 30 juin 2026, à l’hôtel des ventes de Nantes, pour la dispersion des dernières œuvres du peintre nantais Jules Paressant organisée par Ivoire Nantes (Couton/Veyrac/Jamault).

Provenant à la fois de sa famille, de son entourage et de diverses collections régionales, quelque 200 œuvres de l’artiste disparu en 2001 étaient proposées aux enchères : des tableaux, mais aussi des céramiques, des sculptures en bronze ou bois et des estampes.

Preuve de l’intérêt croissant porté à son œuvre inspirée de l’École de Pont-Aven et de Paul Gauguin, des enchérisseurs notamment anglais et italiens ont participé à la vente à distance, et les adjudications ont dépassé les estimations. Jules Paressant n’est pas collectionné uniquement par les Nantais, il a une dimension européenne commente Henri Couton, commissaire-priseur.

photo peint en 1983, le tableau « route de brest vi » est parti pour 4 220 €  ©  photo ivoire

Peint en 1983, le tableau « Route de Brest VI » est parti pour 4 220 € Photo Ivoire

« Le Sinagot devant le port de Mesquer », une huile sur toile de 1976 a ainsi été adjugée 4 600 €, le double de son estimation, et « Route de Brest VI », un tableau peint en 1983, estimé entre 800 et 1 000 €, est parti pour 4 220 €. Les totems et bois peints ont également créé la surprise : estimé entre 300 et 500 €, « La main rouge » a été vendue 2 600 € et un totem en bois peint de 68 cm a doublé son estimation pour atteindre 1 990 €.

Au final, presque toutes les œuvres ont trouvé preneur.

Artiste et chirurgien

Né à Herbignac en 1917 et décédé à Nantes en 2001, Jules Paressant a mené une intense activité artistique parallèlement à sa profession de chirurgien pendant près de quarante ans. Ce n’est qu’en 1985, lors d’une exposition au musée de Pont-Aven, que son œuvre est révélée au grand public.

De 1952 à 1989, il participa à des expositions collectives en France et à l’étranger. À partir de 1985, de nombreuses expositions personnelles lui furent consacrées. La rétrospective au musée de Pont-Aven en 1985 fut suivie en 1990 d’un hommage rendu à l’artiste au musée des Beaux-Arts de Nantes ainsi qu’au Château des Ducs de Bretagne à Nantes.

En 2004 et 2005, Ivoire Nantes avait déjà organisé deux premières ventes aux enchères de ses œuvres.