Près de 200 personnes sont attendues ce vendredi soir au 145, avenue du 21e Régiment d’infanterie coloniale, à l’entrée du quartier du Mourillon.

Pour ses 70 ans (1), le Tennis club du littoral (TCL), présidé par Marc Seymat, veut marquer le coup par un grand cocktail dînatoire offert à ses adhérents et à ses partenaires. Voici ce qu’il faut savoir sur cette institution du sport à Toulon.

1 – Le club a une configuration atypique

« Le TCL, c’est celui qui est tout en long, en bord de rivière, avec des terres? » Bingo. Nombreux sont les Varois amateurs de revers croisés à connaître le Tennis club du littoral. Il faut dire qu’un passage sur les rives de l’Eygoutier ne laisse généralement pas indifférent.

La configuration atypique du complexe dédié à la balle jaune, en pleine ville, avec ses six courts à la file, dont trois en terre battue, attise forcément la curiosité. La sympathie aussi, avec un restaurant convivial hébergé au club house et un esprit familial savamment cultivé par ses adhérents et ses huit salariés.

2 – Le club a été fondé par un héros de la guerre

Charles Profizi est décédé en 2015 à Toulon, à l’âge de 100 ans. C’est lui qui avait fondé le TCL en 1954. Ce médecin, bien connu au Mourillon, s’était aussi illustré avec héroïsme lors de la Seconde Guerre mondiale.

Engagé dans la Résistance après la capitulation de la France, à l’origine de deux maquis dans le Vercors, il sera décoré de la Croix de Guerre 39-45 et celle de la Reconnaissance nationale. Il était également chevalier de la Légion d’honneur. Aujourd’hui, le court de mini-tennis porte son nom.

3 – Le club a réussi à faire éclore un top 100 mondial

En 2019, Antoine Hoang avait atteint le troisième tour de Roland-Garros, où il s’était incliné contre Gaël Monfils. La même année, le natif d’Hyères grimpera jusqu’à la 98e place du classement mondial.


Marc Seymat, président du TCL. Photo ma. d..

Entraîné par un des coachs du TCL (Olivier Boudeau) quand il était plus jeune, Antoine Hoang, 29 ans, est aujourd’hui retombé dans un relatif anonymat. Mais l’actuel 65e joueur français n’a pas oublié son club de cœur. C’est lui qui, cet hiver, menait l’équipe 1 des Toulonnais en deuxième division nationale, lors des championnats de France interclubs.

4 – Plusieurs stars de la balle jaune ont glissé sur sa terre

Il y a trois ans, Gilles Simon (ex-N°6 mondial en simple) et Nicolas Mahut (ex-N°1 mondial en double), ont montré l’étendue de leur talent au public toulonnais sous le maillot du Tennis club Paris. Une tribune en accès libre avait même été installée à l’occasion de cette rencontre de gala, programmée dans le cadre des interclubs.

Certains se souviennent peut-être aussi que, dans les années 80, c’est le prestigieux « circuit Marlboro » (si, si) qui avait fait étape au pied du Faron. Les têtes d’affiche de l’époque? L’Iranien Mansour Bahrami ou le champion français Thierry Tulasne.

5 – Un succès populaire qui ne se dément pas

Aujourd’hui, le club compte 569 licenciés, dont 382 jeunes, ce qui en fait l’une des plus grosses écoles de tennis de Toulon. La moyenne d’âge est de 23 ans. Mais le doyen des joueurs, Francis Lauret, a 94 printemps et vient jouer… presque tous les matins!

À quoi ressemblera le club de demain? « On est limité au niveau place pour le faire évoluer », soupire le président Marc Seymat. « On ne pourra jamais créer un nouveau court ou un padel. Mais si un jour la Ville décide d’aménager les berges le long de l’Eygoutier, il sera possible d’élargir nos terrains en dur et poser de nouveaux revêtements. Dans tous les cas, on espère réussir à conserver les terres battues traditionnelles, malgré de possibles restrictions d’eau dans le futur. »

1. Fondé en 1954, le club aurait dû fêter son anniversaire l’an dernier mais le calendrier des tournois a amené le club à reporter la commémoration d’un an.