Sa mort violente avait bouleversé tout le quartier de Villejean à Rennes et bien au-delà. En avril 2022, Marie, 45 ans, avait été retrouvée morte dans son appartement. Tuée par son mari qui l’avait étranglée devant leurs deux jeunes filles âgées de 6 et 8 ans. Ce dernier avait pourtant interdiction d’entrer en contact avec la victime après avoir été condamné en 2019 pour des faits de violences par conjoint et avec arme.

La nuit du meurtre, cet homme de 51 d’origine congolaise avait passé la soirée à s’alcooliser avant de se déchaîner sur sa femme jusqu’à la tuer. Il s’était présenté quelques heures plus tard au commissariat du quartier pour avouer le crime.

L’altération du discernement pas retenu

Plus de quatre ans plus tard après ce féminicide, le quinquagénaire était jugé depuis lundi devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. A l’issue de quatre jours d’audience, il a été condamné à vingt-six ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des deux tiers, rapporte Ouest-France.

Dans son verdict, la cour n’a pas retenu l’altération du discernement qui avait été requise par l’avocat général. « Ça ne ramènera jamais notre maman mais au moins, justice a été faite », a réagi auprès de nos confrères la fille aînée de la victime. Selon un décompte macabre de l’association Nous Toutes, 71 féminicides ont été dénombrés en France depuis le début de l’année