Par
Emma Berard
Publié le
1 juil. 2026 à 18h40
Entre le bouche à oreille, les avis en ligne et les brochures un peu trop lisses, difficile de savoir vers quel établissement de santé se tourner pour donner naissance à son enfant. Le classement 2026 des maternités, publié mi-juin par Le Figaro, vient justement remettre un peu d’ordre dans tout ça.
« C’était mon choix numéro un »
Dans cet article, nous avons isolé ici les résultats propres à Paris. Voici donc le podium, les scores et la méthode (lire l’encadré) derrière ce palmarès, qui met en avant des établissements publics reconnus et des cliniques privées bien implantées :
- Maternité Port-Royal, Hôpital Cochin (14e) : 17,3/20
- Hôpital Pierre-Rouquès – Maternité Les Bluets (12e) : 16,8/20
- Hôpital des Diaconesses (12e) : 15,8/20
- Hôpital Trousseau (12e) : 15,6/20
- Hôpital Robert-Debré (19e) : 15,4/20
- Hôpital Necker Enfants malades (15e) : 15,3/20
- Maternité Sainte-Félicité(15e) : 15,3/20
- Hôpital Paris Saint-Joseph – Maternité Notre-Dame-de-Bon-Secours (14e) : 15,1/20
- Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (13e) : 15,0/20
- Maternité Lariboisière (10e) : 14,0/20
- Hôpital Tenon (20e) : 13,9/20
- Institut Mutualiste Montsouris (14e) : 12,8/20
- Maternité Bichat-Claude-Bernard (18e) : 12,6/20
- Clinique Sainte-Thérèse (17e) : 12,4/20
- Clinique de La Muette (16e) : 10,9/20
En tête, Port-Royal, rattachée à l’hôpital Cochin, détrône ses concurrentes pour la première fois. Installée sur le site de l’ancienne abbaye depuis la fin du XVIIIe siècle, la maternité accueille chaque année plus de naissances qu’aucun autre établissement francilien : 5 000 Parisiens y sont nés. Une patiente qui y a accouché explique clairement au Figaro : « C’était mon choix numéro un. » Un sentiment de confiance qu’elle dit avoir gardé du premier rendez-vous jusqu’au retour à la maison.
Juste derrière, la maternité Les Bluets (première du classement l’an passé) confirme sa place parmi les habituées du haut du tableau, portée notamment par un bon ratio sages-femmes/gynécologues. On vous propose d’ailleurs de lire ce reportage, que nous avions effectué entre ses murs, il y a quelques mois. Les Diaconesses, elles, restent fidèles à leur réputation grâce à une note de satisfaction nettement au-dessus de la moyenne.
Rien n’est laissé au hasard
Les auteurs du classement croisent plusieurs bases de données officielles portant sur l’année 2024, la plus récente disponible. On y trouve la statistique annuelle des établissements de santé (SAE), la base dédiée à la qualité et à la sécurité des soins (BQSS), ainsi que les informations transmises par l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Trois grands types d’indicateurs entrent en jeu.
D’abord, l’organisation et l’activité de l’équipe : plus une maternité accueille de naissances (rapporté à ses effectifs), plus elle est adaptée face aux imprévus, le nombre de sages-femmes par gynécologue est aussi pris en compte. Viennent ensuite les pratiques médicales. Les taux de césarienne et d’épisiotomie sont comparés à la moyenne de leur catégorie, avec bonus ou malus d’un point selon l’écart. Il en est de même pour le taux d’épisiotomie.
La satisfaction des patientes, mesurée par questionnaire après l’accouchement, entre aussi en jeu, tout comme le niveau technique de l’établissement (jusqu’à 0,3 point de bonus pour les structures de niveau 3, capables de gérer les naissances les plus complexes). Finalement, le volume d’accouchements pèse pour moitié dans la note, la satisfaction pour un tiers, et le ratio de personnel pour le reste, avant les derniers ajustements.
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