Récemment apparue pour la première fois en Europe du Sud, la recluse du Chili suscite de l’inquiétude, alors que deux spécimens ont déjà été identifiés. Discrète mais venimeuse, l’araignée peut s’avérer dangereuse.
C’est une découverte importante et inattendue en Europe. La recluse du Chili, araignée venimeuse normalement présente en Amérique du Sud et autrement appelé Loxosceles laeta, a été récemment aperçue pour la première fois dans la péninsule ibérique, plus exactement à Porto, au Portugal.
Deux spécimens ont été découverts en l’espace de quatre mois dans la deuxième ville lusitannienne, rapporte Euronews. Le premier avait été repéré sur un mur du Campo dos Mártires da Pátria en septembre 2025, alors que le deuxième avait été récupéré sur dans un piège collant en janvier 2026. Deux découvertes qui validaient ainsi la présence de l’araignée dans la ville portuaire.
The discovery of the Chilean recluse spider (Loxosceles laeta) in Porto is the first record of this venomous species in Iberia. Researchers say its discreet behaviour means the risk to the public is low.
➡️ https://t.co/MNj45suHwFpic.twitter.com/pPQnslmN4f— euronews (@euronews) July 1, 2026
Une présence inhabituelle pour cette espèce d’araignée que l’on retrouve normalement en Amérique du Sud, principalement au Chili, en Argentine et au Brésil.
Un événement qui suscite l’inquiétude en raison du caractère dangereux de l’espèce. En effet, la recluse du Chili est considérée comme l’une des araignées les plus dangereuses au monde sur le plan médical. Selon the Portugal News, son venin peut provoquer de graves lésions cutanées, bien que ces cas de figure soient rares.
ATTENTION à Ne pas confondre la recluse du Chili avec sa vieille cousine EUROPéenne
Il est toutefois important de noter que la recluse du Chili pourrait facilement être confondue avec sa cousine, l’araignée recluse méditerranéenne (Loxosceles rufescens), présente en Europe depuis des siècles.
Les deux espèces présentent en effet des caractéristiques similaires. Leurs venins respectifs provoquent de graves lésions cutanées.
Ainsi, en 2023, un cas de loxoscelisme, syndrome causé par le venin de la recluse méditerranéenne, avait été repéré au Portugal, selon Euronews. Une femme âgée de 48 ans avait été mordue à la nuque dans un parc.
Dans les 24 heures qui ont suivi la morsure, la victime de l’araignée a vu les symptômes de la morsure s’intensifier, avec notamment un malaise, une sensation fébrile, de la fatigue, des maux de tête, et l’apparition de nécrose avec érythème au niveau de la lésion.
La personne était sortie de l’hôpital au bout de seize jours, souffrant notamment de desquamation sur plusieurs zones du corps.
Arrivée dans des marchandises transportées ?
Bien que la raison de sa présence soit encore inconnue, la recluse du Chili est probablement arrivée par le biais du commerce international, selon les scientifiques, en se réfugiant dans des marchandises transportées depuis l’Amérique du Sud vers le Portugal.
Un scénario qui s’est déjà produit car cette espèce s’est déjà propagée au-delà de son milieu d’origine en voyageant dans des transports de marchandises.
Une araignée discrète et craintive
Malgré son niveau de dangerosité, la recluse du Chili est relativement craintive. Ainsi, selon les experts, l’araignée évite autant que possible le contact avec les humains. Le risque de la croiser ou de se faire mordre est donc rare du fait de la discrétion de cette espèce.
A l’heure actuelle, il est impossible d’affirmer avec certitude si la présence de l’araignée se limite à Porto, ou si d’autres spécimens ont pu se propager dans d’autres zones du Portugal, voire d’Europe. Ainsi, les chercheurs vont mettre en place une surveillance accrue pour évaluer la situation.