S’il est un anniversaire majeur Outre-Atlantique, c’est bien le 4 juillet, date en 1776 de la Déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Membre fondateur de Corsica diaspora aux côtés d’Edmond Simeoni, Charles J. Balesi, qui partage son temps entre le pays de l’Oncle Sam, où il a été membre de l’Assemblée des Français de l’Étranger, et la Corse – il a des racines à Quenza et dans la vallée de Lota – considère que les « Pères fondateurs des États-Unis », auteurs de la Déclaration d’indépendance, ont été influencés par l’œuvre politique de Pascal Paoli.

Charles J. Balesi se partage entre les USA où il vit depuis longtemps et la Corse où se trouvent ses racines.Charles J. Balesi se partage entre les USA où il vit depuis longtemps et la Corse où se trouvent ses racines. Doc. C.-M.

Il estime que cet avis est partagé en Amérique et en veut pour preuve un article paru dans le numéro avril-mai 2026 de la revue Smithsonian, publiée par le prestigieux centre de recherche de Washington, Smithsonian institution. Celui-ci souligne que la Constitution corse de 1755 a inspiré celle des USA et se demande si Pasquale Paoli, général de la nation qui avait proclamé l’indépendance de l’île, ne pourrait pas être considéré comme un autre « Père fondateur ».

Des similitudes entre la Constitution corse et celle des USA

« À la veille de la célébration du 250e anniversaire de la proclamation de leur indépendance, les Américains redécouvrent le rôle de la Corse », fait remarquer Charles J. Balesi.

Le titre de cet article, paru dans un magazine « qui tire à environ 970 000 exemplaires par mois », est « simple et direct ».

Extrait du numéro d'avril-mai 2026 du "Smithsonian", revue éditée par le prestigieux centre de recherches américain "Smithsonian institution".Extrait du numéro d’avril-mai 2026 du « Smithsonian », revue éditée par le prestigieux centre de recherches américain « Smithsonian institution ». Smithsonian

Il est écrit, observe-t-il, que « Quoique les “Pères fondateurs” n’aient jamais clairement cité la Constitution de Paoli comme ayant inspiré la Constitution américaine rédigée en 1787, il existe des similitudes entre ces textes s’appuyant tous deux sur “les valeurs du siècle des Lumières”. »

L’article retrace la vie de Pascal Paoli et évoque aussi le rôle bien connu de l’écrivain écossais James Boswell, qui après s’être entretenu avec Voltaire et Rousseau, est venu en octobre 1765 en Corse rencontrer Paoli avec lequel il se lia d’amitié. Charles J. Balesi souligne qu’un de ses aïeux, « Giacinto Giorgi, a été un partisan de Paoli dès la première heure », et note que cet article rappelle que « le récit par Boswell de sa visite, publié la même année, devint un best-seller en Grande-Bretagne et dans les colonies anglaises d’Amérique ». Des colonies, où Ebenezer Mackintosh, leader d’émeutes à Boston contre le pouvoir de la couronne anglaise, baptisa son fils, né en 1769, Paschal Paoli Mackintosh en hommage au « héros révolutionnaire » corse.

Le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des USA, signale Charles J. Balesi, « promet d’être riche en manifestations montrant la ferveur patriotique américaine. Gageons que notre île y trouve sa place, même petite ».