« C’est tranquille, de toute façon je ne calcule personne. Il n’y a plus les tours donc ça va : plus les bâtiments sont grands, plus il y a des problèmes. » Courses à la main, Chamsia, 58 ans, décrit une situation redevenue tranquille au parc Corot (13e).

Quelques encombrants s’amoncellent ici et là, une partie de façade brûlée témoigne d’un incendie récent dans l’un des appartements mais « rien à voir » avec ce qu’ont connu les habitants. Après des années de gestion calamiteuse, la copropriété dégradée avait lentement basculé dans l’indigne et le chaos au mitan des années 2010. Pendant une décennie, le trafic de drogue, les squats, une détérioration du bâti devenue chronique et des allées jonchées de dépôts sauvages en avaient fait « l’un des pires quartiers de Marseille », décrit alors par un magistrat comme « une honte pour la ville et une indignité pour la République ».

La plus haute tour détruite « à l’automne »

Depuis, la quasi-totalité de cette copropriété de 376 logements est concernée par un plan de sauvegarde, signée en 2023 pour « encadrer l’intervention publique ». Un premier immeuble est tombé : le bâtiment A, une « verrue » où s’empilaient les problématiques sociales et structurelles …