L’accord-cadre initial conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre prévoit que les navires commerciaux puissent transiter par le détroit sans frais pendant 60 jours, mais l’incertitude demeure quant à ce qui se passera après ce délai.
L’ambassadeur iranien Abdolreza Rahmani Fazli a déclaré au Forum pour la paix mondiale, à Pékin, que son pays travaillait avec Oman à « de nouveaux arrangements » pour cette voie maritime stratégique, point de passage-clef pour le commerce mondial des hydrocarbures.
« Ormuz faisant partie de nos eaux territoriales, nous imposerons assurément des frais de service », a déclaré l’ambassadeur dans des propos traduits, tout en rejetant le terme de « péage ». « Ces nouveaux arrangements concerneront la garantie de la sécurité du transit à travers le détroit d’Ormuz, la supervision du passage des navires… ainsi que la prise en compte des conséquences environnementales du nombre massif de bateaux » passant par là, a-t-il ajouté.
« Nous envisagerons assurément un traitement spécial pour les pays qui se sont montrés amicaux et qui se sont particulièrement tenus à nos côtés pendant les moments difficiles », a-t-il poursuivi.
En temps de paix, un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux transite par le détroit d’Ormuz. Celui-ci a néanmoins été quasiment paralysé après les premières frappes israélo-américaines contre la République islamique le 28 février, entraînant une flambée des prix de l’énergie.
L’Iran, qui utilise la voie naviga
ble comme levier de négociation, a levé son blocus du détroit dans la foulée de la signature d’un protocole d’accord avec les États-Unis le 17 juin. Des négociations sur un règlement permanent du conflit se poursuivent.