262 adoptions à l’international en 2021, et seulement 69 en 2025 : depuis l’application de la convention de La Haye, les conditions administratives de la démarche à l’étranger se sont durcies. Le dossier ne peut plus être transmis dans le pays d’origine que par le biais de l’Agence française de l’adoption ou d’un Organisme autorisé pour l’adoption (OAA), par exemple. L’adoption ne peut donc plus être traitée directement, en démarche individuelle. Conséquence : les adoptants français se recentrent au niveau national, où ils dépendent de la protection de l’enfance. Mais, règles différentes oblige, les chiffres des adoptions en France ne suivent pas pour autant encore une courbe fortement ascendante. On comptait 893 accueils des pupilles de l’État confiés en vue d’adoption, au 31 décembre 2013, et 1 088, dix ans plus tard (*).
Deux ans et demi d’attente pour les plus petits
Il faut compter avec une forte variabilité selon les territoires et les départements, chargés de la politique d’adoption. « Certains vont se concentrer sur l’adoptabilité des enfants plus grands, d’autres s’occuper d’identifier surtout des parents pour des enfants nés sous le secret (sous X). Certains fonctionnent encore sur le principe de liste d‘attente, tandis que d’autres vont s’interroger sur les compétences que les futurs parents devront avoir pour répondre aux besoins de chacun des enfants confiés », confie l’antenne bretonne de l’association Enfance et famille d’adoption (EFA)
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Avant l’adoption, il faut donc obtenir l’agrément. La procédure prévoit une réunion d‘information suivie d’un dossier administratif et médical à compléter. Deux sessions de formation sont désormais obligatoires pour accéder aux entretiens individuels avec un professionnel psychologue ou psychiatre ainsi qu’un travailleur social. Une fois l‘aval de la commission d’agrément, vient la phase d’attente. L‘agrément est valable cinq ans. Chaque année, les candidats doivent signifier à leur département le souhait de maintenir leur candidature. Un bilan à mi-parcours est également prévu avec les professionnels du département. C’est pour les enfants âgés de un à cinq ans que le délai d’attente moyen est le plus court, autour de deux ans et demi. Il monte à presque cinq ans pour les enfants de dix ans et plus.
* Source rapport public de l’Office national de la protection de l’enfance au 31 décembre 2023.