Kimi Antonelli s’élançait depuis la pole position du Grand Prix de Grande-Bretagne, devant les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Sur la grille, Lance Stroll, initialement 21e, avait écopé d’une pénalité de dix places pour avoir changé plusieurs éléments de son groupe motopropulseur et s’élançait donc depuis la dernière position.

Les températures étaient toujours élevées pour le week-end, le pic de chaleur de la journée coïncidant avec le départ de la course. Le thermomètre affichait 25°C dans l’air et 41°C en piste, tandis que le vent s’était également renforcé. Tous les pilotes avaient choisi de partir en pneus mediums. 

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Dans le tour de formation, Fernando Alonso a été contraint de s’arrêter en raison d’un problème technique et de rejoindre la voie des stands. Au moment de l’extinction des feux, les Ferrari ont immédiatement attaqué Kimi Antonelli de part et d’autre de la Mercedes, Charles Leclerc prenant les commandes de la course devant son coéquipier.

Les Red Bull ont également réussi un excellent envol. Max Verstappen et Isack Hadjar ont tous deux pris le meilleur sur Lando Norris. Plus loin dans le peloton, Oliver Bearman et Alexander Albon se sont accrochés, les deux pilotes terminant en tête-à-queue.

 

Oscar Piastri, lui, a chuté jusqu’à la 14e place dès le deuxième tour. L’Australien a endommagé l’aileron avant de sa McLaren au départ et a été contraint de rentrer aux stands pour le remplacer, ressortant en 21e position.

Devant, Kimi Antonelli, troisième, se retrouvait déjà dans les échappements de la Ferrari de Lewis Hamilton. Au même moment, Max Verstappen débordait son coéquipier par l’extérieur pour s’emparer de la cinquième place. Derrière, c’était Norris qui restait opportuniste, collé aux deux RB22. 

Albon écopait de dix secondes de pénalité pour avoir percuté Oliver Bearman dans le premier virage. Dans le même temps, la direction de course signalait un potentiel faux départ de Lewis Hamilton. Le verdict ne tardait pas à tomber : le septuple champion du monde était pénalisé de cinq secondes pour avoir bougé avant l’extinction des feux.

Les écarts se stabilisaient dès le huitième tour. Seul Kimi Antonelli évoluait dans les échappements de Lewis Hamilton ; tous les autres se trouvaient à plus d’une seconde de la voiture qui les précédait. Le Britannique retenait quelque peu l’Italien, permettant à Charles Leclerc de creuser progressivement l’écart en tête. Finalement, Antonelli trouvait l’ouverture au 12e tour, juste avant Copse, et s’élançait à la poursuite de la Ferrari de tête.

Quatrième, George Russell ne parvenait pas à recoller au trio de tête et voyait désormais Max Verstappen revenir dans ses rétroviseurs. Plus loin, Lando Norris, revenu à moins d’une seconde d’Isack Hadjar, commençait à préparer son attaque.

Devant, Charles Leclerc répondait immédiatement au rythme d’Antonelli et augmentait la cadence pour conserver plus de quatre secondes d’avance. Hamilton, lui, commençait à perdre légèrement le contact avec les deux hommes de tête.

Andrea Kimi Antonelli, Mercedes, Charles Leclerc, Ferrari, Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de: Clive Mason / Getty Images

Au 17e tour, le top 10 était composé de Charles Leclerc, Kimi Antonelli, Lewis Hamilton, George Russell, Max Verstappen, Isack Hadjar, Lando Norris, Liam Lawson, Arvid Lindblad et Gabriel Bortoleto. Les deux Alpine étaient parvenues à se hisser aux portes des points.

Max Verstappen prenait finalement l’avantage sur George Russell, avant de plonger immédiatement dans la voie des stands. Le Néerlandais ressortait en septième position, devant les deux Racing Bulls. Deux tours plus tard, c’était au tour de la seconde Red Bull de s’arrêter pour chausser les pneus durs. Après un arrêt relativement long, le Français ressortait derrière Gabriel Bortoleto.

Devant, Kimi Antonelli grignotait progressivement l’écart qui le séparait de Charles Leclerc. Une brève Virtual Safety Car était déclenchée après qu’un parapluie eut atterri dans une zone de dégagement. Esteban Ocon et Sergio Pérez en profitaient pour effectuer leur arrêt. Au même moment, Lewis Hamilton se plaignait d’une monoplace très survireuse.

Au 24e tour, Lewis Hamilton et George Russell plongeaient à leur tour dans la voie des stands. Le pilote Ferrari s’étonnait de cet appel aux stands, estimant que ses pneus pouvaient encore tenir plusieurs tours. Après avoir purgé sa pénalité de cinq secondes, il ressortait en sixième position, juste derrière Russell.

Mercedes décale sa stratégie pour battre Ferrari

Deux tours plus tard, Charles Leclerc plongeait à son tour dans la voie des stands. Il cédait les commandes de la course à Kimi Antonelli et ressortait en deuxième position, à 17 secondes de l’Italien. De son côté, Lewis Hamilton signait le meilleur tour en course et revenait dans les échappements de George Russell, cinquième.

Au 29e tour, Lando Norris effectuait lui aussi son arrêt pour chausser les pneus durs. Le Britannique ressortait juste derrière Isack Hadjar, dont il se débarrassait rapidement. Devant, Kimi Antonelli restait en piste : Mercedes choisissait de décaler sa stratégie en prolongeant son premier relais en pneus mediums.

Dans le même temps, Hamilton tentait une attaque sur Russell dans l’enchaînement Maggots-Becketts. Son compatriote résistait une première fois, mais le septuple champion du monde conservait un maximum de vitesse en sortie et parvenait à le dépasser avant le virage 6 au tour suivant. Russell répliquait toutefois immédiatement dans la ligne droite suivante pour reprendre la quatrième place.

Andrea Kimi Antonelli, Mercedes

Photo de: Sam Bloxham / LAT Images via Getty Images

Alors qu’une possible crevaison lente était évoquée sur la W17 de George Russell, le Britannique ne semblait rien ressentir au volant et tentait immédiatement une attaque sur Max Verstappen, toujours troisième. Par précaution, Mercedes finissait toutefois par le rappeler aux stands. Russell ressortait en septième position, derrière Isack Hadjar.

Kimi Antonelli effectuait finalement son arrêt à 17 tours de l’arrivée. L’Italien chaussait les pneus durs et ressortait à sept secondes de Charles Leclerc, qui récupérait les commandes de la course. Antonelli attaquait immédiatement pour tenter de combler son retard sur la Ferrari et, au vu du rythme impressionnant affiché par le jeune pilote, la fin de course de Leclerc s’annonçait particulièrement compliquée.

Derrière, la bataille pour la troisième place faisait rage. Lewis Hamilton et Max Verstappen échangeaient leurs positions à plusieurs reprises, avant que le pilote Ferrari ne trouve finalement l’ouverture par l’extérieur sur la Red Bull.

Problème technique pour Antonelli !

Au 39e tour, l’Audi de Nico Hülkenberg s’immobilisait à la sortie de Copse, provoquant une Virtual Safety Car. Max Verstappen, Lando Norris et Isack Hadjar en profitaient pour plonger dans la voie des stands afin de chausser un train de pneus neufs. À la radio, Charles Leclerc lâchait : « Nous ne sommes pas en bonne position… » L’écart avec Antonelli n’était alors plus que de 3,6 secondes.

Grâce à ses pneus neufs, Verstappen était désormais libre d’attaquer et partait à la chasse de Lewis Hamilton, troisième.

Mais au 42e tour, coup de théâtre : la Mercedes de Kimi Antonelli se comportait soudainement de manière très étrange. Alors qu’il semblait en mesure de se battre pour la victoire, l’Italien était contraint de repasser par les stands. Il reprenait la piste en cinquième position, mais sa monoplace ne semblait même plus capable de tourner correctement. Antonelli perdait rapidement du terrain et voyait successivement Lando Norris puis Isack Hadjar le dépasser.

Une pièce semblait s’être coincée dans la direction, empêchant la voiture de tourner normalement. Antonelli repassait une nouvelle fois par les stands, suppliant son équipe à la radio de le laisser poursuivre afin de « se battre au moins pour un point ». Il reprenait finalement la piste… mais le problème ne semblait toujours pas résolu.

Antonelli glissait et multipliait les sorties des limites de la piste. Tombé au dixième rang, il continuait de pousser pour rester dans les points. Malheureusement, la FIA lui infligeait une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé à plusieurs reprises les limites de la piste. À la radio, l’Italien restait déterminé : « Je vais tenter de récupérer ce point ».

Max Verstappen part à la faute !

Mais à trois tours de l’arrivée, (deuxième) coup de théâtre : Max Verstappen partait à la faute dans le virage de Stowe avant de terminer sa course dans les barrières, provoquant l’intervention de la voiture de sécurité. Plusieurs pilotes du top 10 en profitaient pour passer par la voie des stands.

 

Alors que la voiture de sécurité était censée s’effacer pour le dernier tour, une incompréhension sur la procédure a finalement conduit la direction de course à la maintenir en piste. La course s’est donc terminée sous régime de voiture de sécurité.

Charles Leclerc remportait ainsi un Grand Prix de Grande-Bretagne complètement fou, devant George Russell et Lewis Hamilton.

Lando Norris, Isack Hadjar, Liam Lawson, Arvid Lindblad, Gabriel Bortoleto, Franco Colapinto et Pierre Gasly complétaient le top 10. Ayant purgé sa pénalité, Kimi Antonelli terminait 16e.

Notons que Lewis Hamilton a été convoqué par les commissaires de course pour une potentielle infraction sous drapeau jaune. Son podium reste donc provisoire.

United Kingdom GP de Grande-Bretagne – Course
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