Crainte et respect, fascination et dégoût, amour et haine. Le sanglier fait partie de ces espèces animales qui ne laissent personne indifférent. Certains adoptent ces cochons sauvages pour les domestiquer, ils vantent leur caractère affectueux et leurs traits farceurs.

Une tendance bien plus rare en ville où leur présence dérange plus qu’elle ne séduit. Plus de 100 kilos, 1,5 mètre de long, un pelage dru et noir, de petits yeux, une silhouette trapue un groin très sensible et un solide museau capable de soulever une grosse charge et des canines apparentes pour les mâles. Tous les Marseillais qui se sont déjà retrouvés face à un sanglier, de nuit comme de jour, à pied ou en voiture, savent que la bête est intimidante, surtout s’il s’agit d’une laie qui protège ses petits – et il faut dire, attendrissants – marcassins. Cela tombe mal pour les promeneurs les plus craintifs, et ceux qui n’osent plus promener leur chien, car « ils n’ont jamais été aussi présents dans nos vies et si proches de l’homme », constate Hervé Menchon, l’adjoint (EELV) à l’environnement et à la biodiversité.

« Les sangliers ont toujours été présents à Marseille »

Le nombre de spécimens a explosé à Marseille ces dix…