Dans les derniers tours du Grand Prix de Grande-Bretagne, Kimi Antonelli occupait la deuxième place derrière Charles Leclerc et revenait à grande vitesse sur la Ferrari, chaussé de pneus nettement plus frais.
Alors que l’écart fondait rapidement, le leader du championnat a commencé à rencontrer d’importants soucis sur sa Mercedes W17, notamment au niveau de la direction. L’équipe a rappelé Antonelli à deux reprises aux stands pour tenter de remédier au problème, finalement identifié comme une défaillance du déflecteur de roue avant gauche.
Incapable de réparer définitivement la voiture, Mercedes a néanmoins laissé son pilote repartir. Antonelli a insisté pour aller jusqu’au bout de la course, avec pour objectif « d’au moins se battre pour un point ». Mais, handicapé par sa monoplace, il a progressivement perdu du terrain et a franchi la ligne d’arrivée en neuvième position, derrière la voiture de sécurité déployée en fin d’épreuve.
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Son calvaire ne s’est toutefois pas arrêté là. Après plusieurs dépassements des limites de piste, en partie provoqués par ses problèmes de direction, les commissaires lui ont infligé une pénalité de cinq secondes, le faisant chuter jusqu’à la 16e place du classement final.
Peu après l’arrivée, le directeur de Mercedes, Toto Wolff, avait laissé entendre que son équipe envisageait de demander l’annulation de cette sanction, estimant que les dommages subis par la monoplace constituaient une circonstance atténuante.
« Nous allons évidemment examiner s’il est possible de faire annuler cette pénalité pour les limites de piste », avait déclaré Wolff. « En fin de saison, si nous parvenons à faire retirer cette pénalité… ces points pourraient être décisifs dans la lutte pour le championnat. »
Mercedes ne contestera finalement pas la pénalité de Kimi Antonelli.
Photo de: Anni Graf – Formula 1 via Getty Images
Interrogé par Motorsport.com sur le fait de savoir s’il estimait que la FIA aurait dû faire preuve de davantage de clémence en raison du problème mécanique, l’Autrichien avait répondu : « Oui. Pour la FIA, ce n’est jamais simple à juger. Est-ce que la voiture est suffisamment endommagée pour qu’elle doive rentrer aux stands ? »
« Dans notre cas, la voiture pouvait continuer. Il y avait simplement un élément qui rendait la direction extrêmement difficile. J’espère qu’ils tiendront compte de cette situation, mais je ne sais pas quelle sera leur décision. »
Mercedes accepte finalement la décision
Motorsport.com a toutefois appris que Mercedes avait finalement renoncé à toute démarche. Après avoir analysé l’incident lors de son débriefing d’après-course, l’écurie a estimé que la pénalité était justifiée, compte tenu du nombre de sorties de piste d’Antonelli.
Dans leur décision, les commissaires ont expliqué : « Il a été établi que la voiture n°12 a quitté la piste au virage 6 lors du 44e tour sans raison valable. Il s’agissait de la quatrième infraction du pilote aux limites de la piste pendant la course. »
« Les commissaires ont reconnu que la voiture n°12 rencontrait un problème mécanique. Toutefois, cela ne constituait pas une justification valable pour quitter la piste. Conformément aux directives relatives aux pénalités, la sanction standard pour une quatrième infraction aux limites de la piste en course est une pénalité de cinq secondes. Les commissaires ont donc appliqué cette pénalité standard. »
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