Ajustement des politiques
Lors du récent sommet international sur l’énergie nucléaire à Paris, en France , la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a reconnu que le fait pour l’Europe de ne pas avoir fait du développement de l’énergie nucléaire une priorité pendant des décennies constituait une erreur stratégique.
Selon Ursula von der Leyen, l’Union européenne (UE) a élaboré une stratégie pour le développement et le déploiement de petits réacteurs modulaires (PRM), les premiers projets devant être opérationnels au début des années 2030. Cette déclaration témoigne d’un changement de cap évident dans la politique énergétique européenne.
La centrale nucléaire de Saint-Laurent en France. PHOTO : WIKIPEDIA
Le « dégel » de l’énergie nucléaire se manifeste par une série de mesures politiques prises ces dernières années. En 2022, l’UE a inclus plusieurs projets de centrales nucléaires éligibles dans le cadre de classification de la finance durable, leur permettant ainsi d’accéder à des financements verts.
En 2024, l’Union industrielle européenne pour les SMR a été créée afin de promouvoir le développement de la technologie des petits réacteurs modulaires. En 2025, l’UE a publié la huitième version du Programme modèle pour l’énergie nucléaire (PINC), la première mise à jour depuis 2017.
D’après les projections de ce programme, l’UE aura besoin d’environ 241 milliards d’euros d’ici 2050 pour prolonger la durée de vie des réacteurs existants et construire de nouvelles centrales nucléaires de grande envergure. En mars dernier, la stratégie relative aux petits réacteurs modulaires (SMR) a été officiellement lancée avec pour objectif de simplifier le cadre réglementaire, de mobiliser les investissements et de renforcer la coordination entre les États membres.
Au niveau national, le paysage nucléaire européen reste divisé. L’Autriche demeure opposée à l’énergie nucléaire, tandis que l’Allemagne a achevé la fermeture de ses trois dernières centrales nucléaires en 2023, après des reports dus à la crise énergétique de 2022, et s’est tournée vers des technologies telles que la fusion nucléaire…
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Toutefois, une tendance à l’assouplissement des politiques se dessine également dans certains pays qui avaient auparavant adopté une position intransigeante. La Suisse propose des amendements à sa loi sur l’énergie nucléaire afin de lever l’interdiction d’autoriser la construction de nouvelles centrales nucléaires. L’Italie intègre l’énergie nucléaire dans son Plan national d’intégration énergétique et climatique pour 2024…
Parallèlement, certains pays, comme la France, restent attachés à l’énergie nucléaire et continuent d’y investir. Après sa sortie de l’UE, le Royaume-Uni poursuit la promotion de projets tels que la centrale nucléaire de Sizewell C, tout en considérant les SMR (régénérations massives semi-recyclées) comme une solution clé pour relancer l’industrie nucléaire et restructurer la production.
…et les défis
Le retour du nucléaire en Europe s’explique par la nécessité de garantir la sécurité énergétique, de réduire la dépendance aux sources extérieures et d’atténuer l’impact des fluctuations des prix de l’énergie. Grâce à ses avantages en matière de production d’électricité stable et de faibles émissions de carbone, le nucléaire contribue également à la réalisation par l’UE de son objectif de réduction des émissions de 90 % d’ici 2040 et de neutralité carbone d’ici 2050. La demande croissante d’électricité, liée au développement de l’intelligence artificielle et des centres de données, souligne d’autant plus le rôle crucial de cette source d’énergie.
Néanmoins, les perspectives de relance de l’énergie nucléaire en Europe restent confrontées à de nombreux défis. Le premier réside dans le coût élevé des investissements et la durée importante des travaux. De nombreux projets ont connu des dépassements de coûts et des retards, comme celui de la tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville (France), dont le coût est passé de 3,3 milliards d’euros à plus de 10 milliards d’euros et qui accuse un retard d’environ douze ans.
Le projet britannique Hinkley Point C a également subi plusieurs ajustements de son investissement total et des retards dans sa date de mise en service. L’instabilité de la chaîne d’approvisionnement de l’industrie nucléaire européenne constitue un autre défi, de nombreux équipements et composants critiques restant dépendants de sources extérieures. Certains pays manquent par ailleurs de personnel hautement qualifié et d’une infrastructure de réseau électrique synchronisée.
De plus, les projets s’étalant sur plusieurs mandats sont susceptibles d’être affectés par des changements politiques et réglementaires. Bien que le soutien à l’énergie nucléaire ait augmenté suite à la crise énergétique, des divergences d’opinions persistent entre les pays et les groupes de population.
L’élimination des déchets radioactifs et du combustible usé représente également un défi majeur. Selon la Commission européenne, de nombreux États membres ne disposent toujours pas de politiques à long terme, d’objectifs précis, de financements suffisants ni de mécanismes d’évaluation des coûts, ce qui nécessite des améliorations institutionnelles et un accroissement des investissements. Réduire la dépendance aux sources d’énergie extérieures à la région et développer l’énergie nucléaire pourrait accentuer la pression des parties prenantes.


Renforcer l’amitié entre le Vietnam et les États-Unis.Le 3 juillet, dans le cadre du programme Partenariat Pacifique – Amis du Pacifique 2026, la délégation de l’armée américaine du Pacifique, dirigée par le lieutenant-général Joel Vowell, commandant adjoint de l’armée américaine du Pacifique, a effectué une visite de courtoisie au commandement militaire provincial de Quang Tri.
Malgré les défis qui subsistent, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que, outre le fait de continuer à mettre l’accent sur la sûreté nucléaire, l’UE élargit la question de l’énergie nucléaire pour inclure des aspects tels que le financement, les chaînes d’approvisionnement, les capacités industrielles, la mise en œuvre de projets modèles et l’innovation technologique.
Compilé par MINH CHÂU
MINH CHAU
Source : https://www.sggp.org.vn/trien-vong-phuc-hoi-dien-hat-nhan-o-chau-au-post860910.html