Cette manifestation régionale s’inscrit dans un mouvement de colère national de la profession, qui dénonce une situation économique jugée intenable. Les ambulanciers pointent notamment le gel du tarif de garde UPH (Urgences Pré-Hospitalières) à 64 euros de l’heure depuis 2018, alors que l’inflation a progressé de plus de 30 % depuis 2020 sans compensation, ainsi que la hausse du prix du gazole qui pèse de plus en plus lourd sur leurs entreprises.
La profession formule plusieurs revendications, une revalorisation immédiate des tarifs UPH, le déblocage de fonds d’urgence avant l’été, l’ouverture de négociations avec l’Assurance maladie, et la mise en place d’un modèle financier pérenne pour garantir l’avenir du secteur.
En quittant Millau lundi matin, les ambulanciers de l’Aveyron se joignent au mouvement régional et rappellent ainsi le rôle essentiel qu’ils jouent dans la chaîne de soins, en particulier dans les territoires ruraux où leur activité conditionne l’accès aux urgences et le maintien de la continuité des soins.
