Paris avec Chassol et Questlove, le North Sea Jazz Festival aux Pays-Bas, l’Estonie, Chicago, sans oublier le Marseille Jazz des Cinq Continents ce mardi 7 juillet… L’été de Gilles Peterson a tout d’un marathon à son image, pendant lequel le DJ et producteur âgé de 61 ans fera converser de nombreuses esthétiques. Joint quelques jours avant son show sur les bords de la Méditerranée, le musicien installé à Londres glisse dans un rire : « Il faut que je commence à mettre ma tête en mode jazz DJ, plutôt que pur DJ. »
Car, à première vue, son nom évoque davantage les clubs que les festivals de jazz, même si sa longue carrière est liée à cette musique. « J’ai commencé à quinze ans sur les radios pirates en Angleterre », raconte-t-il avec un enthousiasme intact. À l’époque, il est un adolescent français installé près de la capitale anglaise, et se retrouve plongé dans la culture locale. Il y a les punks, les amateurs de heavy metal ou encore les soul boys, passionnés de soul et de funk. « Et ça a collé avec ces derniers ! »
« Je casse les règles à ma manière »
Rapidement, le jeune DJ distille du jazz dans ses sélections funk et disco, donnant naissance à l’acid jazz. S’ensuit le label du même nom,…