Unique en France et en Europe, le centre de recherche en santé intégrée (CResi) est un nouveau bâtiment de 4 800 m² sorti de terre en lieu et place de l’ancien centre de recherche des services de santé de l’Armée (CRSSA), dans la zone qu’on appelle désormais le « cadran solaire » de La Tronche, au cœur du campus Santé de l’Université Grenoble Alpes, à l’initiative de ce projet. L’investissement s’élève à près de 20 millions d’euros.

Le centre de recherche en santé intégrée à l’Université Grenoble Alpes, un site unique en Europe

« Il y a plusieurs cahiers des charges qui sont venus se mêler pendant la conception : d’abord urbain, car le centre se trouve dans le cadran solaire ; ensuite fonctionnel, c’est un projet de santé, mais aussi un projet tertiaire, un laboratoire de recherche, de l’enseignement et une partie ERP ; et enfin, un aspect technique, pour accueillir toutes les fonctionnalités des différentes technologies », explique l’architecte, Maxime Damman.

Après quatre ans de travaux, le centre est enfin prêt. « Ce projet est l’illustration concrète de ce qui fait la force de notre territoire : la rencontre entre la recherche, l’excellence, l’innovation, l’industrie, la santé, a déclaré le président de la métropole, Guillaume Lissy, avant de couper le ruban, ce vendredi 3 juillet 2026, jour de l’inauguration. Et si, à Grenoble, il y a un tissu extrêmement fort, c’est que chacun se parle. La recherche ne se fait pas sans l’université, elle ne travaille pas sans l’industrie. C’est cela que nous devons continuer à faire. »

Répartition de l’enveloppe budgétaire pour le centre de recherche en santé intégrée de Grenoble

  • 8,6 millions d’euros de l’Etat.
  • Six millions d’euros de Grenoble Alpes Métropole.
  • Cinq millions d’euro de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’est justement cette synergie, cette vision globale, qu’on appelle santé intégrée. Le CReSI permettra de travailler sur trois axes de recherche : les pathologies chroniques, le bien vieillir et les technologies liées au domaine de la santé. Le tout dans un même lieu, et avec des chercheurs dans tous les domaines.

Samuel Vergès, le directeur de recherche du centre de recherche en santé intégrée ©Agathe Legrand – Samuel Vergès, le directeur de recherche du centre de recherche en santé intégrée de Grenoble. « Le CReSI, ce n’est pas qu’une idée folle » : visite du centre de recherche en santé intégrée

Dès le premier couloir, la technologie est là : « Dans ce couloir, il y a des capteurs pour mesurer la marche du patient, détaille Nicolas Vuillerme, responsable de l’équipe de Santé numérique Grenoble intelligence artificielle (Sangria). Car on s’est aperçu que lorsqu’on demande à quelqu’un de marcher et qu’il sait qu’il y a des capteurs, il marche différemment. »

Le CReSI abrite de nombreuses plateformes, chacune servant à un but bien précis : des pièces hypoxiques, qui reproduisent l’atmosphère et l’oxygène en altitude, une chambre d’Ehpad ou encore la réplique d’un bloc opératoire.

Au Centre de recherche en santé intégrée, une salle simule un bloc opératoire à la perfection pour permettre des travaux de recherche ©Agathe Legrand – Au centre de recherche en santé intégrée, une salle simule un bloc opératoire à la perfection pour permettre des travaux de recherche.

Des salles qui peuvent être mises à disposition des chercheurs, mais aussi des entreprises pour venir tester de nouveaux outils technologiques. « Cela va être intéressant pour les entreprises, qui, aujourd’hui, doivent aller en Suisse pour faire leurs tests », met en avant Emmanuel Promayon, du laboratoire TIMC.

« Le CReSI, ce n’est pas qu’une idée folle, c’est aussi une nouvelle pierre à la filière de la santé grenobloise », rappelle Guillaume Lissy.

Le territoire compte près de 40 000 emplois dans la santé, 200 entreprises et une centaine de start-up spécialisées.