COMPTE RENDU D’AUDIENCE – Bientôt un an après la mort de Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, en direct sur Kick, les streameurs comparaissaient lundi devant le tribunal de Nice pour violences en réunion et abus de faiblesse. Entre aveux gênés et provocation assumée.

Raphaël Graven est mort, sur la scène de la plateforme Kick et sous le pseudonyme de Jean Pormanove, en direct et dans l’indifférence. C’était le 18 août 2025, un lundi. Bientôt un an plus tard, un lundi aussi, le décor est celui de la salle d’audience ; celle habituellement dévolue aux assises en l’occurrence, bien que ce ne soit pourtant pas un meurtre qui occupe la teneur des débats au tribunal de Nice (Alpes-Maritimes).

À la barre, Naruto et Safine, la vingtaine. Profession : créateurs de contenu, soit streameurs sur la plateforme Kick et à l’origine de la chaîne qui a rassemblé près de 200.000 abonnés – jusqu’à devenir la première française, et parfois mondiale. Dans la réalité, tous deux sont jugés pour violences en réunion, abus de faiblesse, diffusion d’images violentes, provocation à la haine ou à la violence, effectués l’année précédant le décès de Jean Pormanove, à son encontre ainsi qu’envers deux autres personnes.

Pas d’intervention d’un tiers dans la mort du streameur

L’enquête diligentée pour rechercher les causes de la mort…

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Le Figaro

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