C’est bien connu, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. S’il est déconseillé de consommer des boissons alcoolisées par ces températures caniculaires, l’ivresse de la victoire reste ce qui fait avancer tous les sportifs. Les boulistes n’y font pas exception et, après une première journée relativement tranquille, ce lundi aura été marqué par plusieurs parties indécises jusqu’au bout.

C’est le cas de Marco Foyot. À 73 printemps, le champion du monde 1992, six titres au compteur sur La Marseillaise, en a vu des parties accrochées dans sa longue et riche carrière. Mais il ne pensait certainement pas commencer sa journée par une grosse frayeur face à la triplette martégale emmenée par Antoine Huchédé, toute heureuse de croiser le fer avec de grands noms de la pétanque. Menés 1-11, Foyot, Cantarell et Fernandez ont finalement fait basculer le sort de la partie de leur côté (13-11).

Rocher, Robineau et Bonetto déroulent

Le sort semblait s’acharner sur les joueurs de la Boule Aixoise qui ont dû ensuite affronter la formation d’Aimé Courtois, toujours redoutable au parc Borély, et qu’ils n’ont écartée que sur la plus petite des marges après plusieurs retournements de situation. « C’est sûr, il y a eu du suspense entre le 13-11 du matin et le 13-12 de l’après-midi, confiait Marco Foyot. Mais à choisir, je préfère celle-ci parce qu’on a montré qu’on était là et en plus, en face de nous, il y avait Alex Mallet, le grand Aimé Courtois, Titouan Olivier… Gagner une Marseillaise en ne mettant que des 13-1, 13-2, 13-3, ça n’existe que dans les rêves. Gagner des parties comme celle-là, c’est important pour nous, pour le moral, pour la tête, puis ça fait réfléchir nos adversaires. Quand on aime les étoiles, il faut aller au mastic. »

Opposés à Santiago lors de la sixième partie, Foyot et les siens ont ensuite connu moins de souci (13-5).

De leur côté, Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Mickaël Bonetto ont un peu moins transpiré pour s’inviter au troisième jour de compétition. Expéditifs dans la matinée (13-1), ils ont ensuite un peu plus bataillé face à Aubert (13-10), avant de dérouler en fin d’après-midi face à Samtmann (13-2).

Seul tenant du titre en course (ses deux compères n’ayant pas obtenu leur visa pour pouvoir se rendre en France), Yves Cédrick Rakotoarisoa associé à Zigle et Franck Picq, a connu une journée plutôt tranquille, éliminant successivement Coudène (13-0), Viciguerra (13-8) puis Choppick (13-2). L’aventure continue aussi pour le triple champion du monde Michel Loy, accompagné de l’international tricolore Yoan Cousin et du double vainqueur du Mondial Patrick Messonnier ainsi que pour Jean-Michel Puccinelli, Dawson Herlemann et Romain Fournié.

Retiens la nuit

Le rythme s’accélère et la journée qui attend ce mardi les « rescapés » des deux premiers jours sera sans doute la plus éprouvante avec les 32es et 16es de finale dans la matinée, suivis des 8es puis des quarts de finale dans l’après-midi. Nouveauté cette année, les quarts de finale ne se dérouleront plus simultanément mais l’un après l’autre dans le stade principal pour une « night session » qui ne sera pas sans rappeler Roland-Garros.